streaming Eleanor the Great

Eleanor the Great

6.8
2025 1h 38min Film
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Synopsis

A 94 ans, Eleanor Morgenstein perd sa colocataire et meilleure amie. Elle quitte alors la Floride pour s’installer chez sa fille à New York. En quête de lien, elle se rapproche d’une étudiante de 19 ans à qui elle confie une histoire bouleversante… mais qui n’est pas la sienne. Tandis que son récit suscite l’intérêt d’un célèbre journaliste, Eleanor s’engouffre dans une spirale de mensonges.

Notre avis

Eleanor the Great : Le Drame Émouvant qui Marque les Débuts de Réalisatrice de Scarlett Johansson

Préparez-vous à une plongée intime et bouleversante dans l'âme humaine avec Eleanor the Great, le premier long-métrage réalisé par l'icône du cinéma, Scarlett Johansson. Attendu en 2025, ce drame psychologique promet d'explorer les méandres de la vieillesse, de la solitude et la quête désespérée de lien, à travers une histoire aussi fascinante que déroutante.

Synopsis : Un Mensonge pour Tisser des Liens ?

Au crépuscule de sa vie, Eleanor Morgenstein, une femme de 94 ans, est confrontée à une perte déchirante : celle de sa colocataire et meilleure amie. Ce bouleversement la pousse à quitter le soleil de la Floride pour s'installer chez sa fille à New York. Dans cette ville trépidante où elle se sent d'abord étrangère, Eleanor cherche désespérément à recréer du lien. Elle trouve une oreille attentive auprès d'une étudiante de 19 ans à qui elle commence à confier une histoire personnelle. Une histoire bouleversante, oui, mais qui n'est pas la sienne. Ce mensonge, d'abord anodin, prend une ampleur inattendue lorsqu'un célèbre journaliste s'intéresse à son récit. Eleanor s'engouffre alors dans une spirale de fabrications, où la frontière entre la vérité et l'imagination devient de plus en plus floue, menaçant de tout emporter sur son passage.

L'Équipe Derrière la Caméra et Devant l'Écran

Une Réalisation Prometteuse

C'est un événement majeur pour le cinéma : Scarlett Johansson, actrice reconnue pour la diversité de ses rôles et sa présence magnétique, passe pour la première fois derrière la caméra. Ce passage à la réalisation est très attendu, et l'on peut s'attendre à une approche sensible et nuancée des personnages et des émotions, forte de son expérience d'interprète. Sa vision promet d'apporter une touche unique à ce drame familial et intime.

Un Casting Étoilé et Authentique

Au cœur de cette histoire se trouve l'incandescente June Squibb, dont la performance dans le rôle-titre est déjà pressentie comme mémorable. À ses côtés, un casting talentueux vient renforcer l'ensemble :

  • Erin Kellyman (connue pour The Falcon and the Winter Soldier)
  • Chiwetel Ejiofor (acteur oscarisé de 12 Years a Slave)
  • Jessica Hecht
  • Rita Zohar
  • Will Price
  • Lia Lando
  • Greg Kaston
  • Michael Everett Johnson
  • Marcha Kia

Cette distribution promet des interactions riches et des performances d'une grande justesse, essentielles pour un film explorant de telles profondeurs psychologiques.

Pourquoi Faut-il Voir Eleanor the Great ?

  • Pour la performance potentiellement magistrale de June Squibb dans un rôle complexe.
  • Pour découvrir les débuts en tant que réalisatrice de Scarlett Johansson et sa vision artistique.
  • Pour son intrigue captivante autour du mensonge, de la mémoire et de l'identité.
  • Pour l'exploration de thèmes universels tels que la vieillesse, la solitude et le besoin de connexion humaine.
  • Pour la richesse des relations intergénérationnelles mises en scène.

Fiche Technique Détaillée

Titre Original Eleanor the Great
Année de Sortie 2025
Genre Drame, Psychologique
Réalisateur Scarlett Johansson
Acteurs Principaux June Squibb, Erin Kellyman, Chiwetel Ejiofor
Durée 98 minutes
Mots-clés secondaires Film sur la vieillesse, New York, Mensonge, Quête d'identité, Drame familial, Lien social, solitude, film psychologique, intergénérationnel

Notre Avis : Entre Émotion et Réflexion

D'après les informations disponibles et les premières impressions, Eleanor the Great s'annonce comme une œuvre profondément humaine et introspective. Le choix de Scarlett Johansson à la réalisation pour un sujet aussi délicat est audacieux et promet une approche nuancée. La performance de June Squibb sera sans aucun doute la pierre angulaire du film, portant sur ses épaules le poids d'une vie, d'une perte et d'une série de mensonges. Le film promet d'explorer les méandres de la solitude, le poids du passé et la quête d'identité à travers le prisme d'une femme âgée luttant pour se sentir vue et entendue. Le dilemme moral d'Eleanor, prise au piège de ses propres inventions, offre un terrain fertile pour une réflexion sur la vérité et la fiction dans nos vies, et sur la manière dont nous construisons nos récits personnels pour nous connecter aux autres. Attendez-vous à un film qui touche au cœur, qui interroge sans juger et qui, espérons-le, laissera une empreinte durable.

Un rendez-vous cinématographique à ne pas manquer pour les amateurs de drames psychologiques riches en émotions et de récits qui explorent la complexité de l'être humain.

Réalisé par : Scarlett Johansson
Produit par : Scarlett Johansson, Trudie Styler, Raj Kishore Khaware

3 réflexions sur “Eleanor the Great”

  1. 4.0/5via TMDb

    Le deuil est souvent un sujet tabou dont beaucoup hésitent à parler, et encore moins à l’aborder. Pourtant, en l’ignorant, on risque de s’accabler d’un fardeau immense, dont il est difficile de se délester. C’est particulièrement vrai pour ceux qui ont vécu des pertes dévastatrices, comme la mort d’un être cher ou, pire encore, des expériences traumatisantes, comme le fait d’avoir été témoin ou survivant de l’Holocauste. Ce sont là quelques-unes des douloureuses tragédies humaines vécues par un groupe d’individus marqués par la vie, aussi divers que liés, dans ce premier film remarquable réalisé par l’actrice Scarlett Johansson. Lorsque Eleanor (June Squibb), veuve de 94 ans, perd sa meilleure amie et colocataire de toujours, Bessie (Rita Zohar), elle retourne vivre à New York avec sa fille, Lisa (Jessica Hecht), après de nombreuses années de retraite en Floride. Cependant, Lisa, qui travaille à temps plein, hésite à laisser sa mère seule à la maison pendant la journée. Elle inscrit donc Eleanor à une activité de groupe au centre communautaire juif local. Mais, coup de théâtre, Eleanor se retrouve à la mauvaise réunion : celle d’un groupe de soutien pour les survivants de l’Holocauste. Inutile de dire qu’Eleanor est complètement déstabilisée. Née dans l’Iowa, elle n’a pas vécu les atrocités de la guerre, contrairement à Bessie, qui a partagé avec elle de nombreux récits de survie. Accueillie chaleureusement par le groupe, cette nouvelle venue, un peu perdue, ne sait pas comment réagir, surtout lorsqu’on lui demande de raconter sa propre histoire. Pour ne pas perdre la face, Eleanor commence à raconter une histoire de Bessie comme si c’était la sienne. Les membres du groupe apprécient alors sa franchise et son courage. C’est particulièrement vrai pour Nina (Erin Kellyman), une jeune étudiante juive en journalisme, invitée du groupe, qui espère bien obtenir un article grâce à sa présence. Et, comme Eleanor et les autres membres, Nina a récemment vécu une perte terrible : la mort accidentelle et prématurée de sa mère. Pourtant, Nina est captivée et persuade Eleanor de raconter « son » histoire pour l’article qu’elle écrit, une situation qui dégénère rapidement et prend une ampleur inattendue. Le défi pour Eleanor est alors de savoir comment garder la vérité secrète. Et que se passera-t-il si elle venait à éclater, surtout lorsque le père de Nina, Roger (Chiwetel Ejiofor), journaliste de télévision, s’intéresse lui aussi à l’histoire d’Eleanor ? Pour certains, ce récit pourrait paraître étrange, voire dérangeant, compte tenu du sujet abordé. Pourtant, je crois que c’est précisément le but recherché : bousculer les spectateurs et les amener à aborder un sujet souvent tabou comme le deuil (et, vu le passé des personnages, on peut dire qu’ils en ont tous souffert). Grâce à une telle expérience, ceux qui luttent contre ces difficultés pourraient bien trouver un nouveau réconfort, même en étant volontairement sortis de leur zone de confort. Et, dans ce cas, la prétendue « trahison » est-elle vraiment une trahison si sa sincérité intrinsèque contribue finalement à un sentiment d’apaisement ? Voilà une question qui mérite réflexion, et qui est ici abordée avec une grande sensibilité et une compréhension étonnamment éclairée. Le film repose en grande partie sur les performances exceptionnelles de l’ensemble des acteurs, et notamment sur la prestation magistrale de Squibb, qui mérite amplement d’être prise en considération pour les récompenses. C’est particulièrement vrai pour les moments d’humour judicieusement placés dans le film, habilement servis avec ce sarcasme jubilatoire qui a fait la renommée de Mme Squibb. Malheureusement, « Éléonore la Grande » est passé inaperçu auprès de la plupart des cinéphiles depuis sa sortie en début d’année, mais, maintenant qu’il est disponible en streaming, espérons qu’il trouvera le public qu’il mérite, notamment auprès de ceux qui sont plongés dans le deuil et qui cherchent à s’en sortir.

  2. 3.5/5via TMDb

    Eleanor (June Squibb) doit retourner vivre à New York chez sa fille Lisa (Jessica Hecht), qui préférerait de loin qu’elle soit placée dans une maison de retraite. Ce n’est pas qu’elle n’aime pas sa mère, mais elle mène une vie trépidante et souhaite s’assurer qu’elle soit bien prise en charge. Eleanor, quant à elle, n’a aucune intention de se retirer dans l’antichambre de Dieu et est déterminée à conserver autant d’indépendance que ses 94 ans le lui permettent. Lisa l’a inscrite à quelques activités associatives et, ayant décliné l’invitation au club Sondheim pour seniors, elle se retrouve par hasard dans une pièce avec des survivants de l’Holocauste, qui la prennent pour l’une des leurs. Au lieu de s’enfuir, Eleanor se lance dans un récit poignant qui attire l’attention de Nina (Erin Kellyman), une journaliste stagiaire de passage, qui décide aussitôt de la consacrer à son mémoire. D’abord réticente, Nina finit par se lier d’amitié avec la jeune fille et son père, Roger (Chiwitel Ejiofor), présentateur d’un journal télévisé local. Ce dernier adhère au projet, et Eleanor se retrouve dans une situation de plus en plus délicate. Parallèlement, elle a décidé de célébrer sa Bat Mitzvah, une cérémonie peu courante à son époque. Mais lorsque l’équipe de télévision et sa fille débarquent, tout bascule. Cette amitié naissante et profonde pourra-t-elle être sauvée ? Trouvera-t-on une explication à son comportement pour le moins inexcusable ? L’intrigue est assez mince, et certaines situations un peu artificielles, mais Squibb est un acteur captivant et les thèmes du traumatisme, de la solitude, du deuil et du vieillissement s’entremêlent assez bien à la fin. Les autres personnages ne sont pas particulièrement intéressants, et j’aurais pu me passer de l’histoire classique du père et de la fille confrontés à l’éloignement de leur épouse/mère décédée, si fréquente de nos jours. Cependant, le scénario contient suffisamment d’esprit pour rendre le film regardable pendant 90 minutes et nous rappeler que les personnes âgées sont, au fond, comme tout le monde, avec simplement quelques rides et souvenirs en plus.

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