Superman streaming

Superman

7.4
2025 2h 10min Film
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Synopsis

Superman doit trouver l’équilibre entre ses racines kryptoniennes et son identité humaine, sous les traits de Clark Kent, originaire de Smallville, dans le Kansas. Il est l’incarnation de la vérité, de la justice et des valeurs américaines et il est animé par une véritable bienveillance dans un monde qui considère cette qualité comme obsolète.

Notre avis

Superman (2025) : Le Phénix de la Justice et de la Bienveillance par James Gunn

Le Retour de l'Icône : Une Nouvelle Ère pour le Héros de DC

L'univers des super-héros est sur le point de connaître un renouveau spectaculaire avec l'arrivée très attendue de **Superman (2025)**. Sous la houlette visionnaire de **James Gunn**, ce film promet de redéfinir l'icône kryptonienne pour une nouvelle génération, tout en honorant l'essence intemporelle du personnage. Loin des réinterprétations sombres et torturées, ce Superman se veut un retour aux sources, un hymne à l'espoir et à la bienveillance dans un monde qui en a cruellement besoin. C'est un pari audacieux, mais nécessaire, que Warner Bros. et DC Studios sont prêts à relever, avec Gunn à la barre pour orchestrer ce nouveau départ pour le **DC Universe (DCU)**. Préparez-vous à une immersion profonde dans l'âme du dernier fils de Krypton, alors qu'il apprend à naviguer entre ses deux mondes, humain et divin, pour incarner ce que la justice a de plus pur.

Fiche Technique Détaillée et un Casting Prometteur

Ce nouveau chapitre de l'histoire de Superman s'annonce riche en émotions et en spectacle. Voici un aperçu des éléments clés qui composent cette production ambitieuse :
  • Année de sortie : 2025
  • Genres : Action, Aventure, Science-Fiction
  • Réalisateur : **James Gunn**
  • Durée : 130 minutes
Le casting est l'un des piliers de cette nouvelle vision, avec des visages frais et des talents confirmés prêts à endosser des rôles emblématiques :
  • **David Corenswet** incarne le rôle-titre de **Superman / Clark Kent**, apportant une prestance et une innocence qui rappellent les premières heures du héros.
  • **Rachel Brosnahan**, actrice acclamée, se glisse dans la peau de l'intrépide **Lois Lane**, la journaliste au flair incomparable.
  • **Nicholas Hoult** prête ses traits à l'énigmatique **Lex Luthor**, promettant une interprétation nuancée du célèbre antagoniste.
  • **Edi Gathegi** rejoint l'équipe en tant que **Mister Terrific**, un génie technologique.
  • **Nathan Fillion** incarne **Guy Gardner / Green Lantern**, apportant une touche d'humour et de panache.
  • **Isabela Merced** sera la fougueuse **Hawkgirl**.
  • **María Gabriela de Faría** interprétera **The Engineer**, membre de The Authority.
  • **Skyler Gisondo** prend le rôle de **Jimmy Olsen**, l'ami fidèle de Clark.
  • **Alan Tudyk** et **Grace Chan** complètent cette distribution stellaire dans des rôles encore non spécifiés mais qui promettent d'enrichir l'univers.
Ce mélange d'acteurs prometteurs et d'icônes établies augure d'une dynamique d'équipe captivante et d'une profondeur émotionnelle accrue, essentielle pour un personnage de la trempe de Superman.

Synopsis Détaillé : L'Équilibre entre Deux Mondes

Le cœur de l'intrigue de **Superman (2025)** réside dans la quête d'identité du héros. Le film explorera comment **Clark Kent**, originaire de Smallville, Kansas, doit trouver l’équilibre délicat entre ses racines kryptoniennes, vestiges d'un passé lointain et une puissance inouïe, et son identité humaine, celle d'un homme élevé avec les valeurs du Midwest américain. Le synopsis officiel nous révèle une vision claire : « Superman doit trouver l’équilibre entre ses racines kryptoniennes et son identité humaine, sous les traits de Clark Kent, originaire de Smallville, dans le Kansas. Il est l’incarnation de la vérité, de la justice et des valeurs américaines et il est animé par une véritable bienveillance dans un monde qui considère cette qualité comme obsolète. » Ce postulat est **fondamental**. Il met en lumière le défi central de ce Superman : non seulement maîtriser ses pouvoirs, mais aussi intégrer sa double nature. Il n'est pas seulement un étranger doté de capacités extraordinaires ; il est un symbole, une force morale. L'accent est mis sur sa **bienveillance innée**, une qualité que James Gunn semble vouloir remettre au centre de l'image du super-héros. Dans un paysage cinématographique où les figures héroïques sont souvent tourmentées, voire cyniques, ce retour à un Superman fondamentalement bon et optimiste est une proposition rafraîchissante et courageuse. Il devra naviguer dans un monde qui pourrait voir cette bonté comme une faiblesse, ou du moins comme une relique d'une époque révolue. Cette confrontation entre l'idéalisme de Superman et le pragmatisme, voire le cynisme, du monde moderne, sera sans doute le moteur émotionnel du film.

Le Nouveau Souffle de l'Univers DC : L'Empreinte de James Gunn

Ce film n'est pas qu'un simple reboot ; il est la pierre angulaire du nouveau **DCU** imaginé par **James Gunn** et Peter Safran. Après des années d'incertitudes et de changements de direction, ce **Superman** marque le véritable début d'une ère cohérente et ambitieuse pour les personnages de DC Comics. Gunn, connu pour son travail sur les **Gardiens de la Galaxie** chez Marvel et **The Suicide Squad** chez DC, a prouvé sa capacité à insuffler de la vie, de l'humour et une profondeur émotionnelle inattendue à des franchises de super-héros. Son approche est souvent caractérisée par un mélange unique de spectacle grandiose, de personnages excentriques et d'un cœur sincère. Pour Superman, cela signifie potentiellement un film qui ne se contente pas d'aligner les scènes d'action, mais qui explore la psyché de Clark Kent, ses doutes, ses espoirs et son rôle en tant que boussole morale pour l'humanité. L'attente est immense, car ce film portera le poids de la relance de tout un univers cinématographique. Les fans de **comics** et de **super-héros** espèrent que Gunn réussira à capturer l'essence de Superman tout en le rendant pertinent pour le public contemporain, loin des comparaisons inévitables avec les précédentes incarnations.

L'Avis de la Rédaction : Nos Attentes et Prédictions pour Superman (2025)

Bien que **Superman (2025)** ne soit pas encore sorti et que les critiques officielles n'existent pas, l'équipe de rédaction, forte de son expérience et de l'analyse des informations disponibles, peut déjà esquisser un avis anticipé sur ce qui pourrait faire le succès (ou les défis) de ce film. **Ce que nous attendons avec enthousiasme :** * **Une Vision Claire et Unifiée :** L'arrivée de James Gunn à la fois à la réalisation et à la tête du DCU est une bénédiction. Son style est reconnaissable entre mille : un équilibre parfait entre l'action spectaculaire, l'humour décalé et une émotion sincère. Les premières impressions suggèrent que ce Superman sera imprégné de cette patte, offrant une cohérence narrative et tonale qui a parfois manqué aux précédentes tentatives du DCU. L'espoir est grand de voir un film qui sait précisément ce qu'il veut raconter et comment le faire. * **Le Retour de la Bienveillance :** Le synopsis insiste sur la « véritable bienveillance » de Superman dans un monde qui la considère obsolète. C'est un point **crucial**. Après une décennie de super-héros torturés et de récits sombres, un Superman qui embrasse pleinement son rôle de symbole d'espoir et d'optimisme serait non seulement rafraîchissant, mais potentiellement révolutionnaire. Les critiques salueront probablement cette audace de revenir à l'essence même du personnage, offrant un contrepoint nécessaire à la morosité ambiante. * **Un Casting Frais et Inspiré :** David Corenswet a le physique de l'emploi et semble incarner la gentillesse et la force tranquille de Clark Kent. Rachel Brosnahan en Lois Lane promet une journaliste pleine d'esprit et de mordant, un rôle qu'elle excelle à jouer. Nicholas Hoult en Lex Luthor est un choix intrigant, pouvant apporter une dimension nouvelle au génie maléfique. Ce nouveau casting, loin des comparaisons directes avec les précédentes incarnations, offre une liberté créative précieuse et sera probablement perçu comme un atout majeur pour redonner un souffle neuf à ces personnages emblématiques. * **L'Exploration de l'Identité :** Le dilemme entre les racines kryptoniennes et l'identité humaine de Clark Kent est un thème intemporel. Sous la direction de Gunn, on peut s'attendre à une exploration nuancée de cette dualité, allant au-delà de la simple opposition entre l'homme et le dieu. Comment Clark gère-t-il sa puissance tout en restant humble ? Comment ses valeurs terriennes influencent-elles son rôle de protecteur universel ? Les critiques chercheront une profondeur psychologique qui ancre le personnage dans une réalité émotionnelle forte. * **L'Ancrage du Nouveau DCU :** Ce film n'est pas un one-shot ; il est le point de départ d'un univers étendu. La manière dont il introduira d'autres personnages (Mister Terrific, Green Lantern, Hawkgirl) et posera les bases des futures intrigues sera scrutée avec attention. Un succès ici signifierait un avenir radieux pour le **DC Universe**. **Les défis et ce qui pourrait être critiqué :** * **Le Poids des Attentes :** Le plus grand défi de ce Superman est sans doute l'immense pression qu'il porte. Il doit non seulement être un excellent film de super-héros, mais aussi relancer une franchise entière et satisfaire des millions de fans aux attentes diverses. Tout écart par rapport à l'image que les fans se font de Superman pourrait être perçu négativement, malgré l'intention de renouveau. * **Éviter la Répétition :** Combien de fois avons-nous vu l'histoire des origines de Superman ? Bien que le film se concentre sur l'équilibre des identités, il devra trouver des moyens innovants de raconter une histoire déjà connue pour éviter la lassitude. L'originalité de l'approche narrative sera essentielle. * **Le Tonalité :** Si Gunn est connu pour son humour, il faudra que celui-ci soit bien dosé pour ne pas dénaturer la gravité et l'importance de Superman. L'équilibre entre la légèreté et les moments dramatiques sera un point d'attention pour les critiques. En somme, l'équipe de rédaction est **extrêmement optimiste** quant à ce que **Superman (2025)** peut apporter. James Gunn a l'opportunité de livrer un film qui non seulement honore l'héritage du héros, mais le propulse aussi vers l'avenir avec une énergie et une pertinence renouvelées. Nous anticipons un accueil critique majoritairement positif, saluant son cœur, sa vision, et sa capacité à redonner ses lettres de noblesse à l'idée d'un super-héros fondamentalement bon. Ce pourrait être le **Superman** dont nous avons besoin.

Pourquoi Voir Superman (2025) ?

Si vous hésitez encore à cocher la date de sortie de **Superman (2025)** dans votre calendrier, voici quelques raisons impérieuses de ne pas manquer cet événement cinématographique : * **Le Renouveau d'une Légende :** Assistez à la réinvention d'un des personnages les plus emblématiques de la culture populaire, sous une nouvelle lumière, à la fois familière et innovante. C'est l'occasion de découvrir un Superman pour le 21e siècle. * **La Vision de James Gunn :** Si vous avez aimé l'humour, l'action et l'émotion des **Gardiens de la Galaxie** ou de **The Suicide Squad**, vous savez que Gunn apporte une touche unique et un respect profond pour ses personnages.
Réalisé par : James Gunn
Produit par : Peter Safran, James Gunn, Chantal Nong Vo

10 réflexions sur “Superman”

  1. 1.0/5via TMDb

    Superman (2025) ambitionne beaucoup, mais déçoit au final. Malgré quelques moments visuellement spectaculaires, l’histoire manque de cohérence et le rythme est poussif. Les personnages manquent de profondeur et les moments d’émotion ne sont jamais vraiment convaincants. C’est un opus décevant qui peine à recréer la magie attendue par les fans. Malheureusement, il est plus vite oublié que mémorable. 4/10.

  2. 4.0/5via TMDb

    J’ai passé un bon moment devant cette version de Superman. David Corenswet et Rachel Brosnahan étaient absolument formidables ensemble et Nicholas Hoult incarnait un Lex Luthor excellent. Loin d’être parfait, certes, mais un début prometteur pour l’univers DC. C’était un moment agréable, ponctué de scènes qui ont ravi le public. C’était aussi la première fois que je voyais un film dans un siège D-Box : plutôt sympa, mais je n’ai pas envie de recommencer. **4/5**

  3. 3.5/5via TMDb

    Eh bien, j’ai bien aimé.

    L’écriture était un peu décousue, mais la plupart des blagues étaient réussies, l’action était très divertissante, et je pense que donner à Superman un style plus proche des comics classiques et moins de l’ambiance apocalyptique de Snyder était un changement bienvenu.

    Le jeu des acteurs est excellent. Lois et Jimmy sont, à mon avis, les plus remarquables. Nicholas Hoult n’était pas un bon choix pour Luthor, avec son énergie débordante. Personnellement, j’ai préféré la version froide et rusée de Hackman ou de Cryer.

    Et, tenez-vous bien, Krypto est de la partie ! Enfin un chien !

    En bref : C’est bien, mais pas exceptionnel. Cela dit, je pense que vous passerez un bon moment. Et surtout, allez absolument le voir en 3D !

    ***SPOILERS CI-DESSOUS***

    J’ai deux reproches à faire.

    Ils nous offrent deux des plus grands méchants de Superman : Lex Luthor et Bizarro, mais dans des versions bien fades. Je m’attendais à un combat digne d’Iron Man contre Ironmonger en 2008, mais Lex ne porte même pas son armure. J’étais presque sûr que le méchant masqué était Bizarro, et on le découvre plus tard, mais ça aurait été tellement mieux si la version originale avait été intégrée.

  4. Manuel São Bento
    4.0/5via TMDb

    Critique complète sans spoilers : https://talkingfilms.net/superman-review-james-gunn-gives-the-man-of-steel-a-soul/

    « Superman n’est pas parfait. Son rythme est parfois inégal, il y a trop de personnages et certaines solutions narratives sont maladroites. Mais en tant qu’introduction cinématographique officielle au nouvel univers DC, il réussit là où c’est essentiel : poser les fondements de la saga, nous offrir un protagoniste digne de ce nom et révéler un réalisateur à la vision claire.

    David Corenswet incarne le Superman dont cette génération a besoin : un symbole de bonté, d’espoir et, surtout, d’action guidée par la conviction. Rachel Brosnahan et Nicholas Hoult complètent un trio central de grande qualité, et malgré ses défauts, il est difficile de ne pas sortir de la salle de cinéma satisfait.

    James Gunn affirme clairement ses intentions : l’avenir de DC est entre de bonnes mains. Vivement la suite du Chapitre Un : Dieux et Monstres ! Si c’est la voie à suivre, peut-être… enfin… » DC peut s’envoler aussi haut que son plus grand héros.

    Note : B+

  5. 2.0/5via TMDb

    Ces dernières années, on a beaucoup parlé de la question de savoir si l’industrie cinématographique produit trop de films de super-héros et d’action-aventure. La plupart des discussions se sont concentrées sur la question de savoir si certaines franchises et mythologies ont été surexploitées. C’est particulièrement vrai pour la mythologie de « Superman », une œuvre qui a pris de multiples formes à la télévision et au cinéma depuis les années 1970. Et après avoir vu cette dernière adaptation de ce personnage légendaire et si populaire, je ne peux qu’approuver l’avis selon lequel l’homme de la planète Krypton a besoin d’un peu de répit. À mon avis, ce qui a été qualifié de plus grande déception de la saison des blockbusters de cet été est, malheureusement, tout à fait justifié. En bref, le dernier film du scénariste-réalisateur James Gunn est un véritable fiasco qui lasse rapidement le spectateur (sa durée de 2 h 09, qui paraît encore plus longue que le temps indiqué) et ne parvient jamais à le rattraper. Le principal problème réside ici dans une narration surchargée, parfois difficile à suivre, en raison d’un scénario truffé d’incohérences, de suppositions hasardeuses et d’un manque flagrant d’explications sur le passé des personnages ; un montage fastidieux qui aurait grand besoin d’être raccourci ; une dépendance excessive à l’humour qui devient de plus en plus lassante (surtout avec Krypto, le chien de Superman, agaçant par son zèle excessif) ; et une production globale dont la vision est à la fois fastidieuse et peu originale (notamment dans les scènes d’action plutôt banales que l’on a déjà vues maintes et maintes fois dans de meilleurs films, en particulier ceux de l’univers Marvel). De plus, les tentatives du film pour moderniser la mythologie de Superman sont pour le moins inégales, mêlant des éléments suffisamment contemporains à d’autres terriblement anachroniques (par exemple, pourquoi les éléments liés au journal Daily Planet sont-ils présentés de la même manière qu’autrefois, alors que le journalisme d’aujourd’hui est radicalement différent de ce qu’il était ?). À son crédit, la volonté du film de faire évoluer le personnage principal en un modèle de « conscience sociale » (une approche qui a suscité de nombreuses critiques) offre une vision intéressante de l’Homme d’acier – en parfaite adéquation avec l’incarnation traditionnelle de Superman comme champion de la « vérité, de la justice et du rêve américain » – même si elle frôle parfois l’excès. C’est particulièrement vrai lorsque les questions relatives aux « extraterrestres » (comme Kal-El lui-même) sont symboliquement diabolisées comme des menaces pour la société, une allusion à peine voilée à la façon dont beaucoup perçoivent les immigrés aujourd’hui. Cependant, la tentative de rendre le héros du film plus pertinent socialement est parfois compromise par un développement incohérent des personnages, un problème qui affecte également nombre d’autres protagonistes de ce film. C’est d’autant plus regrettable que les performances sont au rendez-vous, notamment l’interprétation convaincante, digne de Christopher Reeve, de l’acteur principal (David Corenswet), ainsi que les excellentes prestations des personnages emblématiques de la mythologie, Lois Lane (Rachel Brosnahan) et Lex Luthor (Nicholas Hoult). En définitive, « Superman » donne malheureusement l’impression d’être une œuvre collective, une production qui aurait cruellement nécessité plusieurs remaniements avant d’être finalisée. De plus, si ce film était censé lancer une nouvelle franchise autour de ce personnage, il échoue sur tous les plans, ce qui n’augure rien de bon pour l’avenir artistique de cette série. Superman mérite mieux que ça, mais c’est ce qui manque cruellement à cette version, qui, avec le temps, risque de tomber dans l’oubli, surtout si on la compare à ses prédécesseurs supérieurs, des films qui dépeignent avec brio et authenticité son protagoniste comme un véritable surhomme.

  6. 3.0/5via TMDb

    Avant toute chose, je tiens à préciser que ce film est loin d’être mauvais. Au contraire, il y a beaucoup à apprécier et c’est sans conteste le MEILLEUR film Superman en prises de vues réelles depuis l’ère Christopher Reeve.

    Corenswet, dans le rôle de Superman/Clark, est absolument incroyable et la caractérisation de Superman aurait été parfaite sans ce rebondissement scénaristique (j’y reviendrai). J’apprécie également le message véhiculé, mais surtout l’accent mis sur ses ACTIONS qui définissent qui il est. Hoult est lui aussi spectaculaire ; on ressent sa haine et sa colère, ainsi que ces petits sourires diaboliques à chaque victoire contre notre héros en bleu. Rachel Brosnahan est également parfaite dans le rôle de Lois Lane et ses interactions, non seulement avec Clark mais aussi avec la Brigade des Justiciers, sont fidèles à la Lois des comics. Enfin, l’action, la musique et les images sont très proches de l’esprit des bandes dessinées et tout simplement magnifiques à regarder. (Mr Terrific et Metamorpho sont tous deux excellents et divertissants).

    Mais il y a un rebondissement majeur qui laissera 90 % du public indifférent, mais pour un fan de comics comme moi, il fait chuter la note du film de 8-9/10 à 6-7/10. Ce rebondissement est tout simplement mauvais.

    ATTENTION SPOILERS :

    Voici le grand rebondissement. Faire de la Maison d’El (Jor-El et Lara) des méchants et de Superman se croyant plus humain qu’extraterrestre était une très mauvaise idée. Comme je l’ai dit, je sais que le propos est que Kal, Superman ou Clark soient davantage définis par leurs ACTIONS que par leurs origines. Mais les rendre complètement maléfiques et faire en sorte que Clark renie ses origines à la fin (en remplaçant complètement ses parents kryptoniens par des images de ses parents terriens) est vraiment nul.

    Tout d’abord, le choix de les rendre maléfiques ruine l’allégorie de l’immigration. Si vous avez lu les comics, vous savez que Clark est un homme profondément solitaire. Grandir en sachant qu’il est un extraterrestre, différent de tous les autres, l’oblige à cacher constamment ses pouvoirs et sa véritable identité. Il a peur d’être rejeté, et c’est pourquoi il aspire sans cesse à retourner sur sa planète natale, Krypton, un endroit où il pourrait enfin se sentir lui-même et non comme un étranger. Alors, faire de sa planète d’origine un lieu maléfique n’apporte rien à l’allégorie de l’immigrant. Imaginez être un immigrant aux États-Unis et entendre soudainement aux informations que votre pays d’origine et tous ses habitants sont absolument maléfiques. De la xénophobie pure et simple. Dire que Clark se désintéresserait de ses parents et de sa planète d’origine parce qu’il ne les a pas connus est absurde. Je pense qu’apprendre que son père a essayé, en vain, de sauver un monde qui refusait de l’écouter aurait forcément un impact sur un homme qui tente de sauver le monde chaque jour.

    Un numéro de comics illustrant sa solitude et sa peur du rejet par les humains est ACTION COMICS #794. On y voit Clark, adolescent, regarder un film avec ses amis, où les extraterrestres sont les méchants et où tous ceux qui l’entourent encouragent les aliens à retourner sur leurs planètes. Imaginez la douleur et la solitude que l’on ressentirait en sachant que tout le monde autour de soi, même ses amis, souhaite simplement qu’on disparaisse.

    C’est précisément pour cette raison que ses origines doivent être fidèlement adaptées : c’est là que son caractère, sa moralité et d’autres aspects ressortent vraiment. Non seulement sa crise d’identité et sa solitude y sont explicitement explorées, mais on y voit aussi que ce ne sont pas seulement ses actions qui le définissent, mais aussi la synthèse de toutes ses expériences, jonglant entre son côté extraterrestre et son côté humain. Cela enrichit également sa rivalité future avec Lex et montre sa relation avec d’autres êtres dotés de super-pouvoirs, comme la Légion.

    C’est aussi pour cela que l’adaptation de SUPERBOY est importante : ses actes héroïques à l’adolescence lui ont permis de rencontrer d’autres héros, notamment la Légion des Super-Héros. Au sein de la Légion, il découvre véritablement qui il est, car comme lui, ce sont des adolescents confrontés aux mêmes problèmes. Grâce à la Légion, il trouve enfin une communauté où il peut s’exprimer librement, partager ses difficultés que personne d’autre ne comprend et, surtout, se sentir moins seul et enfin reconnu, sachant qu’un avenir où les êtres dotés de super-pouvoirs sont acceptés existe bel et bien.

    (Petite parenthèse : c’est aussi pour ça que sa relation avec la sirène Lori Lemaris et sa première fois avec elle sont si importantes à mes yeux. Le sexe et l’intimité se vivent souvent avec une personne avec qui on peut se montrer vulnérable, et que sa première fois soit avec une sirène ou une autre Kryptonienne comme Lyra Lerrol, c’est tout simplement parfait. ADAPTEZ SUPERBOY ET LORI, S’IL VOUS PLAÎT !)

    Son désir ardent de retrouver ses origines kryptoniennes ne le rend pas moins humain. Sinon, pourquoi aurait-il choisi et créé son identité secrète de Clark Kent s’il voulait la rejeter ? Clark est son petit plaisir coupable de vivre comme un humain, car même s’il est un extraterrestre, cela montre qu’il apprécie la Terre et chérit l’humanité et sa culture. Il est censé être le meilleur des deux mondes, et le rendre unilatéral le rendrait BEAUCOUP moins intéressant.

    Je le répète : le rendre plus humain lui enlèverait trop de profondeur.

    Une autre raison pour laquelle ses origines doivent être adaptées est sa relation avec Lex Luthor. Dans Smallville et d’autres bandes dessinées emblématiques comme Birthright, Secret Origin et, plus récemment, Last Days of Lex, le jeune Clark entretient souvent une brève amitié d’enfance avec Lex. Comme Clark, Lex se sentait seul enfant. Passionné de science, il s’intéressait à l’univers et aux extraterrestres. Les autres le considéraient comme un original, le persécutant et le rejetant à chaque fois qu’il tentait d’aider autrui. Clark était le seul à le tolérer et à le protéger, ce qui donna naissance à leur amitié.

    Mais l’obsession de Lex pour l’univers le mena à l’échec d’une expérience et à sa chute. Il essaya de créer une machine pour trouver et/ou communiquer avec des extraterrestres, mais celle-ci explosa, manquant de peu de tuer de nombreuses personnes. Ce drame entraîna un rejet encore plus profond de la part des habitants de Smallville et le convainquit que les gens le verraient toujours comme un monstre simplement parce qu’il avait des ambitions plus grandes et voulait faire progresser la science pour un avenir meilleur. Ce rejet l’a bien sûr rendu furieux et amer, prêt à tout pour obtenir ce qu’il voulait, sans se soucier des conséquences.

    Clark, quant à lui, se sent coupable. Si Clark lui avait simplement révélé sa véritable identité, Lex ne serait peut-être pas devenu mauvais. Si Lex avait eu un ami aussi intelligent que lui et qui comprenait son expérience d’exclusion, alors peut-être, juste peut-être, auraient-ils pu unir leurs pouvoirs pour sauver Lex et bâtir un avenir meilleur pour tous. Dans ce contexte, leur rivalité prend une dimension plus complexe. Superman ne cherche pas seulement à arrêter Lex parce qu’il est mauvais. Il cherche aussi à sauver son ami.

    Il y a bien d’autres choses que je n’ai pas aimées dans le film, mais c’est là que s’arrêtent mes principales critiques. Mes autres reproches, comme le fait que Jimmy ne soit pas assez excentrique et attachant (il est trop banal), que la plupart des membres du Daily Planet soient de simples caricatures de leurs personnages de BD et que Clark n’apparaisse que dans une seule scène, ne sont que des détails mineurs qui pourront être corrigés dans de futurs films et aventures.

    Mais comme je l’ai dit au début, malgré toutes mes critiques, il y a encore beaucoup de choses à apprécier dans ce film. Et je ne peux nier qu’il y a clairement du cœur dedans et que c’est sans doute le meilleur film Superman depuis Christopher Reeve. Ce sont juste les El maléfiques qui l’ont vraiment gâché pour moi.

    Enfin, le caméo de Kara à la fin casse complètement le film. Sérieusement, si tu penses vraiment que les El sont méchants, pourquoi tu aimes encore ta cousine ? Pourquoi tu portes encore le logo de la Maison d’El ? Franchement, ta cousine est la preuve vivante que les images sont complètement fausses !

    Écoutez, j’ai peut-être l’air de détester ce film, mais je voulais vraiment l’adorer. Il y a tellement de scènes qui ont fait sourire et vibrer le fan de comics en moi. Mais les défauts étaient tout simplement trop gros et ont vraiment gâché mon expérience. Je veux juste que Superman, mon personnage de comics préféré de tous les temps, soit bien adapté. Et oui, même si c’est sans conteste la meilleure adaptation depuis 1978, je n’ai pas été totalement convaincu. Si vous êtes fan de BD ou de cinéma en général, je suis sûr que vous y trouverez quand même votre compte, car le film est vraiment attachant et plein d’action. Mais bon, pour l’instant, je reste fidèle aux comics. À plus.

  7. 4.5/5via TMDb

    « Superman » est le meilleur film de Superman que j’aie vu – et j’avais adoré « Man of Steel » (2013), c’est dire ! J’ai été surpris par la qualité de cette version 2025 ; à aucun moment je n’ai douté de ce que je voyais : deux heures fabuleuses !

    J’avais vu des extraits de quelques bandes-annonces et, pour être honnête, je n’étais pas vraiment convaincu. L’acteur principal me semblait un peu fade, les dialogues médiocres et Lex Luthor excessif. Heureusement, je me suis trompé.

    David Corenswet est un Superman exceptionnel, il incarne le rôle à la perfection. J’avais bien aimé la prestation d’Henry Cavill dans le rôle du Kryptonien, mais je trouve que Corenswet le surpasse légèrement. Honnêtement, c’est un peu bête de comparer, vu mon appréciation pour les deux.

    Pour moi, Nicholas Hoult est un atout majeur. C’est sa meilleure prestation à ce jour, même si je n’ai jamais été totalement convaincu. Comprenez-moi bien, j’ai aimé ses performances par le passé, mais presque toujours avec une petite réserve. Ici, aucun problème de ce genre : il est fantastique dans le rôle de Lex.

    Rachel Brosnahan et Edi Gathegi sont également éblouissants. Le personnage de ce dernier est particulièrement intéressant, car je ne le connaissais pas avant ; j’espère le revoir ! Anthony Carrigan, Nathan Fillion et Isabela Merced se démarquent aussi, ce qui est impressionnant. Tous les acteurs sont bons à l’écran.

    L’histoire est extrêmement divertissante. J’apprécie qu’ils aient passé sous silence les origines de Superman. La grande majorité des spectateurs connaît déjà son histoire, ce n’est donc pas nécessaire. Et pour ceux qui ne la connaissent pas, un bref résumé, comme celui-ci, suffit amplement.

    Quant au reste ? Le rythme, les visuels, les effets spéciaux, la musique… tout est excellent. Contre toute attente, je n’ai absolument rien à redire. J’ai passé un excellent moment et je le reverrais avec plaisir.

  8. 3.5/5via TMDb

    Au-delà de tout le reste, le « Superman » de James Gunn doit son succès à son approche rassurante, familière et résolument attachante.

    Ce film s’inspire largement de la franchise Superman des années 70. Son esthétique, son ambiance, jusqu’aux costumes, rappellent cette époque. Tout comme le personnage principal, simple et terre-à-terre, brillamment interprété par David Corenswet. Personnellement, sa performance m’a immédiatement fait penser à celle de Christopher Reeve.

    Voici le Superman tel qu’il aurait toujours dû être. Pas de cynisme, pas de politique woke clivante, juste un homme bon qui fait de son mieux. C’est ce personnage naturellement attachant et ceux qui l’entourent qui font la force du film. Car soyons honnêtes, même s’il s’agit d’une aventure divertissante, le scénario est, à mon avis, chaotique. Il part dans tous les sens, voulant trop en faire à la fois. Cela dit, si on regarde ces scènes séparément, une bonne partie s’avère à la fois plaisante et amusante. Par exemple, Lex Luthor reçoit une leçon bien méritée de la part du cousin loufoque de Superman, Superdog.

    En résumé, « Superman » (2025) n’est certes pas un film parfait. Cela dit, dans un monde devenu cynique et clivant, la simplicité, l’honnêteté et le charme de ce film transparaissent de façon indéniable. À mon avis, il mérite amplement d’être vu.

  9. 3.0/5via TMDb

    Je sais que je vais à contre-courant, mais je n’ai pas vraiment apprécié ce film. Je suppose que ce n’était qu’une question de temps avant que Superman ne soit entraîné (littéralement) dans le multivers. Cette fois, c’est celui de DC qui est utilisé par le maléfique Lex Luthor (Nicholas Hoult), qui nourrit une rancune tenace envers notre héros à la cape rouge. La raison ? Superman (David Corensweet) est récemment intervenu dans une guerre pour aider une petite nation agricole à se protéger de l’invasion de son voisin militarisé et hostile. Grâce à ses ressources colossales, Luthor parvient à infiltrer la forteresse secrète antarctique de notre protecteur bienveillant et à découvrir non seulement ses secrets les plus intimes, mais aussi à kidnapper son chien énergique, Krypto. Il attire ainsi sa proie dans le fameux « univers de poche », où la prison de haute sécurité abrite une foule de personnes dont la planète ne sait plus quoi faire, ainsi que quelques ex-petites amies. Quelles sont ses chances de s’échapper grâce à un système complexe de portails (genre « Stargate ») ? Eh bien, cela repose en grande partie sur sa petite amie tenace, Lois (Rachel Brosnahan), avec qui il entretient une relation en dents de scie et qui est parfaitement consciente de la double identité de son amoureux, et sur un génie de l’informatique (Edi Gathegi) membre d’un autre groupe de métahumains appelé la « Justice Gang », dirigé par le « Green Lantern », qui intervient occasionnellement lorsque le flot incessant d’extraterrestres déferle sur Metropolis. Le décor est planté pour une série d’aventures d’action vraiment faible, répétitive et totalement dérivée, qui m’a fait lever les yeux au ciel bien trop souvent. Gene Hackman allait forcément en prendre pour son grade dans le rôle de « Luthor », mais pourquoi engager un acteur britannique, et en plus lui imposer un accent américain totalement inutile avant de lui donner des répliques qui le font passer pour un animateur de bingo hystérique ? Et ce chien, alors ? Oh, le pauvre, mais quand même ! Cela prouve à quel point « Superman » est devenu banal dans un monde dominé par la technologie et des individus aux super-pouvoirs bien plus impressionnants. Corensweet fait de son mieux, il est plutôt beau garçon et a un certain charme, mais les autres acteurs manquent de profondeur. Raser la tête de Hoult ne le rend pas menaçant, loin de là. Ce film, véritable festival d’effets spéciaux, déborde de mièvrerie et rappelle vaguement « The Flash » d’Ezra Miller (2023). Certes, le rythme est soutenu, mais lorsqu’on commence à remettre en question ce qui faisait la grandeur d’un super-héros, il faut impérativement proposer des personnages plus étoffés et dynamiques, et non pas des figures mièvres d’amoureux des chiens et de sauveurs de bébés/petites amies. Rien de tel ne se produit ici et, après le dénouement final – qui se déroule en plusieurs temps –, je suis sorti du cinéma avec le sentiment que le style primait largement sur le fond et que ce personnage était moins exceptionnel que profondément imparfait, tant physiquement qu’émotionnellement. Ce n’était pas ce que je voulais voir. C’est un film familial qui ne risque d’offenser personne et qui est visuellement magnifique sur grand écran, mais j’ai été profondément déçu, je le regrette.

  10. 4.0/5via TMDb

    La version de Superman dans le film de James Gunn diffère des adaptations précédentes. Dans ces films, Superman est une force tranquille, un héros solitaire capable de sauver le monde, sans plan B en cas de défaite. D’autres héros existent peut-être dans cet univers cinématographique, mais une véritable équipe ne se forme que plus tard, et ces héros sont occupés à assurer la sécurité de leurs voisins.

    Dans cette version de Superman (2025), le film s’ouvre sur la première défaite de Superman. Gunn souhaite raconter comment Kal-El doit faire face à la perte, non seulement de cette défaite, mais aussi à la perte continue de presque tout ce qui lui est cher. Superman encaisse de nombreux revers tout au long du film et s’en sort de justesse lors des combats.

    Superman réintroduit la couleur dans les films de super-héros après une longue période de films de comics plus sérieux, aux couleurs délavées. Superman donne l’impression d’ouvrir un vieux numéro d’Action Comics ou une BD Superman des années 90. Les couleurs sont vives et éclatantes, presque caricaturales, comme dans une bande dessinée.

    Lex Luthor (Nicholas Hoult) a un plan qui retourne le monde entier contre Superman et lui permet de contrôler les États-Unis quant à leurs interactions avec les métahumains (les humains dotés de super-pouvoirs) et à la menace qu’ils représentent. Superman disparaît après avoir été capturé, et c’est à Lois Lane (Rachel Brosnahan) et Mister Terrific (Edi Gathegi) de le sauver.

    Je n’ai jamais été un grand fan de Superman. Le film original de 1978, Man of Steel de Zack Snyder et la série animée Superman de la fin des années 90 restent pour moi les meilleurs exemples du personnage. Dans le film de Gunn, David Corenswet n’apporte rien de fondamentalement nouveau au personnage. Ce n’est pas une critique de la performance de Corenswet, mais cela semble refléter la nature même de Superman.

    C’est un dieu parmi les hommes, et ce qui le rend si particulier, c’est qu’il se soucie non seulement de l’humanité, mais se considère aussi comme un être humain, car malgré sa nature extraterrestre, il commet lui aussi des erreurs. Corenswet transmet cette audace et cet espoir qui caractérisent Superman et incarne à merveille la version moderne du personnage.

    On a l’impression que Gunn savait que la franchise de Superman ne suffirait pas à porter le film, et c’est l’une des raisons pour lesquelles il l’a entouré de tant de personnages secondaires. Gunn s’est fait une spécialité de mettre en lumière les marginaux, les exclus, et les personnages qui ne devraient jamais collaborer, mais qui y sont contraints ou qui, une fois réunis, trouvent enfin la famille qu’ils n’ont jamais pu avoir.

    Lex Luthor est colérique dans ce film, mais sa colère est ancienne. Il est consumé par la haine qu’il voue à Superman. Il envie la popularité de Superman, mais déteste aussi le fait qu’il ne soit pas de cette planète. Nicholas Hoult livre une performance complètement déjantée, mais le plus terrifiant, c’est que le commun des mortels peut soit se laisser emporter par la rage, soit réfléchir de manière logique et sensée en anticipant les conséquences. Lex, dans Superman, non seulement fait les deux, mais il a presque toujours deux ou trois coups d’avance sur tout le monde.

    Ultraman et l’Ingénieure (Maria Gabriela de Faria) travaillent pour Lex Luthor et se chargent de tout le gros du travail et des combats. L’Ingénieure porte une armure en nanotechnologie, tandis que des drones, pilotés par d’autres drones, contrôlent Ultraman pour exécuter les ordres de Lex. La Brigade des Justiciers – composée de Guy Gardner (Nathan Fillion), Mister Terrific et Hawkgirl (Isabela Merced) – prend le relais lorsque Superman est débordé. Guy est la version de Green Lantern de cet univers, Mister Terrific est un inventeur qui utilise ses gadgets high-tech pour combattre le crime, et Hawkgirl peut voler et manier des armes lourdes, ou quelque chose du genre.

    Le film consacre une grande partie de son intrigue à Ultraman, tandis que l’Ingénieure et Hawkgirl sont des personnages féminins forts mais peu développés. L’introduction de l’Ingénieure semble préparer le terrain pour un film centré sur l’Autorité, mais Hawkgirl est un personnage assez oubliable. Elle a une scène mémorable vers la fin du film, mais le personnage dans son ensemble n’est pas du tout approfondi.

    Pour un film de James Gunn, l’humour est beaucoup plus discret que dans ses autres œuvres. Guy Gardner, interprété par Nathan Fillion, incarne l’humour typique de Gunn avec une insolence juvénile charmante qu’on ne peut s’empêcher d’adorer. Les autres films de Gunn, notamment les Gardiens de la Galaxie et Suicide Squad, étaient rythmés par des disputes incessantes. Il y a une scène où Lois interroge Clark en tant que Superman qui semble vouloir renforcer la fascination de Gunn pour les joutes verbales comiques, et qui y parvient en grande partie.

    Metamorpho (Anthony Carrigan) est l’un des personnages les plus originaux, avec des scènes parmi les plus impressionnantes visuellement du film, et Krypto est un véritable trésor national. Il est surprenant de constater que Jimmy Olsen (Skyler Gisondo) est le personnage le plus influent de Metropolis, car toutes les femmes le convoitent.

    Le Superman de James Gunn brise l’espoir qui entoure le personnage et se concentre sur la possibilité réelle qu’il ne puisse pas sauver le monde, ni même être le héros que les gens attendent. Superman finit par triompher de l’impossible, mais cette victoire est méritée, et presque chaque personnage secondaire a l’occasion d’y contribuer.

    Superman est à la fois loufoque, désespéré et profondément touchant. Certains personnages n’ont pas autant de temps d’écran que d’autres, mais on a l’impression que James Gunn essaie de construire un univers DC rempli de personnages intéressants qui non seulement méritent d’être à l’écran, mais qui ont toute leur place là-bas.

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