Étienne a vingt ans à peine lorsqu’il tombe amoureux de Valérie, et guère plus lorsque naît leur fille Rosa. Puis Valérie s’en va et les abandonne. Étienne choisit de ne pas en faire un drame, ils se construisent une vie heureuse. Seize ans et demi plus tard, alors que le père et la fille vont se séparer à leur tour, chacun pour vivre sa vie, le passé ressurgit…
Synopsis
Notre avis
La Fille de son Père : Une Ode à la Résilience Familiale signée Erwan Le Duc
Quand l'absence tisse des liens plus forts : découvrez une comédie dramatique singulière
Le cinéma français nous offre régulièrement des pépites, des films qui interrogent nos émotions avec finesse et originalité. En 2023, Erwan Le Duc, réalisateur remarqué pour son univers décalé et sensible, revient avec La Fille de son Père, une œuvre qui explore les méandres d'une relation père-fille hors du commun. Loin des clichés, ce film est une invitation à découvrir comment l'amour, la résilience et une bonne dose d'humour peuvent transformer l'absence en une force inattendue. Préparez-vous à une expérience cinématographique qui mélange rires et larmes avec une rare élégance.
Synopsis : Une vie à deux, puis à trois, puis de nouveau à deux...
L'histoire commence lorsque Étienne, à peine sorti de l'adolescence, tombe éperdument amoureux de Valérie. De cette passion naît Rosa, leur fille. Mais le bonheur est de courte durée : Valérie s'éclipse, laissant Étienne seul avec leur enfant. Au lieu de sombrer dans le drame, Étienne fait un choix courageux : celui de la joie et de la construction. Père et fille se forgent alors une vie heureuse, un cocon unique, où l'amour et la complicité sont les piliers.
Seize ans et demi s'écoulent. Rosa, devenue une jeune femme pétillante, est sur le point de quitter le nid pour vivre sa propre vie. C'est le moment pour Étienne de faire face à une nouvelle séparation, celle-ci choisie, attendue. Mais alors que chacun s'apprête à prendre son envol, le passé, que l'on croyait enterré, ressurgit de manière inattendue, bouleversant l'équilibre délicat qu'ils avaient si patiemment bâti. La Fille de son Père est une exploration tendre et poignante de ce qui nous lie, même en l'absence, et de la façon dont les chemins se croisent et se décroisent, laissant toujours une empreinte indélébile.
Fiche Technique du Film
| Année de sortie | 2023 |
| Genres | Comédie, Drame |
| Réalisateur | Erwan Le Duc |
| Acteurs principaux | Nahuel Pérez Biscayart, Céleste Brunnquell, Maud Wyler, Mohammed Louridi, Mercedes Dassy, Alexandre Steiger, Camille Rutherford, Noémie Lvovsky |
| Durée | 91 minutes |
L'avis de la rédaction : Une parenthèse enchantée et émouvante
La rédaction est unanime : La Fille de son Père est un film qui marque les esprits par son originalité de ton et sa sensibilité. Erwan Le Duc confirme son talent pour créer des univers à la fois poétiques, drôles et profondément humains, sans jamais verser dans le pathos. Le film est une véritable bouffée d'air frais, une comédie dramatique décalée qui jongle avec maestria entre l'humour subtil et l'émotion sincère.
Les performances des acteurs sont tout simplement remarquables. Nahuel Pérez Biscayart incarne un Étienne touchant, plein de bonne volonté et de maladresse attachante. Mais c'est Céleste Brunnquell, dans le rôle de Rosa, qui captive l'attention. Sa justesse, sa fraîcheur et sa présence à l'écran font d'elle une véritable révélation. La chimie entre les deux acteurs est palpable et constitue le cœur battant du film.
Le Duc aborde des thèmes universels – la famille, l'absence, le passage à l'âge adulte, la résilience – avec une patte unique. Son scénario est intelligent, ses dialogues sont ciselés et sa mise en scène, empreinte de légèreté, parvient à insuffler une poésie visuelle à chaque plan. Le film ne cherche pas à apporter des réponses toutes faites, mais invite à la réflexion sur la complexité des relations humaines et la force de l'amour inconditionnel. C'est un film feel-good dans le sens le plus noble du terme, qui nous quitte avec un sourire et une pointe de mélancolie douce.
Pourquoi voir La Fille de son Père ?
Pour son ton unique et rafraîchissant qui mélange rires et émotions avec brio. Pour les performances exceptionnelles de Nahuel Pérez Biscayart et Céleste Brunnquell. Pour la direction sensible et inventive d'Erwan Le Duc. Pour une exploration touchante de la relation père-fille et des dynamiques familiales. * Si vous appréciez les films français indépendants qui sortent des sentiers battus.Mots-clés secondaires
- Cinéma français
- Relation père-fille
- Drame familial
- Coming-of-age
- Humour et mélancolie
- Film indépendant
- Erwan Le Duc style
- Absence et résilience
Ne manquez pas cette pépite du cinéma français !
La Fille de son Père est plus qu'un simple film ; c'est une expérience qui réchauffe le cœur et stimule l'esprit. Une œuvre à découvrir sans hésitation pour tous ceux qui cherchent un cinéma intelligent, émouvant et profondément humain.Casting
Vous aimerez aussi
Autres films avec Alexandre Steiger
Voir aussi :
1 réflexion sur “La fille de son père”
Les commentaires sont fermés.
J’ai eu un peu de mal au début à croire qu’Étienne (Nahuel Pérez Biscayart) puisse être le père de Rosa (Céleste Brunnquell). Malgré leurs seize ans d’écart dans la vraie vie, il ressemblait bien plus à son frère ! Quoi qu’il en soit, on découvre qu’elle est née d’une relation amoureuse avec Valérie (Mercedes Dassy), mais que cette dernière l’a quittée alors que la petite était encore enfant. Cette rupture a donné naissance à une relation franche et intense entre les deux. Rosa sort avec Youssef (Mohammed Louridi), qui, de façon assez amusante, s’obstine à entrer et sortir discrètement de chez eux, alors qu’il est parfaitement visible de son père, des voisins et probablement même des astronautes de l’ISS. Il prétend vouloir lui faire vivre une cour plus traditionnelle, et insiste pour qu’ils dorment ensemble sans aller plus loin, ce qui nous amène à l’une des meilleures scènes du film entre le père et son amoureux frustré. Ils commencent tous deux à réaliser que leur vie est en train de changer, qu’elle va bientôt prendre son envol, ce qui engendre un mélodrame insidieux et parfois maladroit. La dynamique entre le père, la fille et le petit ami est assez amusante, mais dès que l’on s’engage dans le drame familial plus classique et imparfait, l’ensemble perd de son charme et devient un peu monotone et prévisible. J’ai beaucoup apprécié la performance de Biscayart dans le rôle d’un père déterminé à tout faire pour rendre sa fille heureuse, tout en aspirant lui-même à ce bonheur. Louridi, quant à lui, crève l’écran grâce à des dialogues percutants et sincères, et son carnet omniprésent qui m’a fait sourire. Le film s’essouffle un peu, mais reste un divertissement agréable et attachant. Il pourrait même vous inciter à vérifier l’étanchéité de vos murs.