Bob Ferguson est un ancien révolutionnaire paranoïaque et désabusé, qui a jadis œuvré avec son ex, Perfidia, au sein du French 75, un groupe militant voué au renversement du gouvernement américain. Seize ans plus tard, Bob vit seul avec sa fille, Willa, quand celle-ci disparaît soudainement. Bob soupçonne son vieil ennemi d’antan, le Colonel Steven J. Lockjaw, d’être responsable de sa disparition. Il décide alors de renouer avec ses anciens frères d’armes pour retrouver sa fille, quitte à confronter les fantômes de son passé.
Synopsis
Notre avis
Une bataille après l'autre : Quand le Passé Ne Lâche Jamais sa Proie
L'Attente Fiévreuse d'un Thriller Psychologique Signé Paul Thomas Anderson
Le cinéma est un art d'anticipation, et certains noms seuls suffisent à déclencher une effervescence particulière. En 2025, un titre résonne déjà avec la promesse d'une expérience cinématographique intense et mémorable : « Une bataille après l'autre ». Sous la direction d'un maître conteur, Paul Thomas Anderson, et porté par une distribution qui ferait pâlir d'envie n'importe quel réalisateur, ce thriller d'action et de crime s'annonce comme un événement majeur. Préparez-vous à plonger dans les méandres de la paranoïa, de la rédemption et des fantômes d'un passé révolutionnaire qui refuse de mourir.Le Cœur du Conflit : L'Histoire D'Une Quête Désespérée
Au centre de cette intrigue haletante, nous trouvons Bob Ferguson, un homme dont le passé est aussi lourd qu'explosif. Ancien révolutionnaire, il a autrefois œuvré, main dans la main avec son ex-compagne Perfidia, au sein du French 75, un groupe militant dont l'objectif n'était rien de moins que le renversement du gouvernement américain. Seize ans ont passé, et Bob tente de mener une vie apaisée, loin des idéaux radicaux et des combats violents, en compagnie de sa fille, Willa. Mais le passé, tel un prédateur patient, ne tarde jamais à rattraper ses proies. La disparition soudaine de Willa fait basculer la vie de Bob dans le chaos et la suspicion. Son instinct le pousse à soupçonner son vieil ennemi, l'énigmatique Colonel Steven J. Lockjaw, d'être derrière cet enlèvement. Face à cette menace insidieuse, Bob n'a d'autre choix que de renfiler son costume d'antan. Il se voit contraint de renouer avec ses anciens frères d'armes du French 75, des figures tout aussi désabusées et marquées par le temps que lui. Cette quête pour retrouver sa fille n'est pas seulement une course contre la montre ; c'est aussi un voyage douloureux dans les recoins sombres de sa propre histoire, une confrontation inévitable avec les idéaux trahis, les amours perdues et les sacrifices d'une vie dédiée à la révolution. « Une bataille après l'autre » promet ainsi un drame familial intense, niché au cœur d'un thriller politique où chaque décision a un prix.Fiche Technique Détaillée
| Année de sortie | 2025 |
| Genres | Action, Crime, Thriller |
| Réalisateur | Paul Thomas Anderson |
| Acteurs principaux | Leonardo DiCaprio, Sean Penn, Chase Infiniti Payne, Benicio del Toro, Regina Hall, Teyana Taylor, Wood Harris, Tony Goldwyn, D.W. Moffett, Paul Grimstad |
| Durée | 161 minutes |
Derrière la Caméra et Devant l'Objectif : Un Casting de Rêve
Paul Thomas Anderson : Le Maître d'Œuvre
Confier la réalisation d'un tel projet à Paul Thomas Anderson est une déclaration d'intention forte. Connu pour sa filmographie audacieuse et exigeante (de There Will Be Blood à Licorice Pizza, en passant par Magnolia ou The Master), Anderson n'est pas un réalisateur d'action au sens traditionnel du terme. Ses films sont des études de caractères profondes, des explorations psychologiques où la tension naît souvent de l'ambiguïté morale de ses personnages et de la complexité de leurs relations. Il excelle à créer des atmosphères immersives, des mondes où chaque détail compte, et où la bande-son joue un rôle essentiel. Avec « Une bataille après l'autre », on peut s'attendre à un thriller qui transcende les codes du genre. La paranoïa de Bob Ferguson, les dilemmes éthiques des anciens révolutionnaires, le poids de l'histoire personnelle et collective : autant de thèmes qui résonnent avec la sensibilité d'Anderson. Sa capacité à diriger des acteurs pour qu'ils livrent des performances mémorables est légendaire, promettant une œuvre qui ne se contentera pas de divertir, mais qui poussera à la réflexion et à l'introspection. Ce film 2025 est une opportunité pour Anderson de revisiter le cinéma d'action à travers son prisme unique, en y insufflant une profondeur rarement vue.Un Ensemble d'Acteurs Étoiles
Le casting est tout simplement sidérant, une véritable constellation de talents qui garantit des performances de haute volée :- Leonardo DiCaprio : Dans le rôle de Bob Ferguson, DiCaprio est une évidence. Sa capacité à incarner des personnages tourmentés, complexes et obsédés est inégalée. On l'imagine déjà porter le poids du passé et l'urgence de sa quête avec l'intensité qui le caractérise. Ce sera sans doute une performance d'acteur magistrale, à la hauteur de ses rôles les plus emblématiques.
- Sean Penn : Sa présence est toujours un gage de puissance et de caractère. Qu'il incarne un ancien allié ambigu ou un antagoniste redoutable comme le Colonel Lockjaw, Penn promet une confrontation électrique avec DiCaprio.
- Benicio del Toro : Avec son aura mystérieuse et sa capacité à jouer des rôles sombres et complexes, del Toro apportera sans aucun doute une dimension supplémentaire à l'ensemble. Son personnage pourrait être un ancien membre du French 75 ou un nouvel intervenant, ajoutant une couche d'imprévisibilité.
- Regina
Réalisé par :
Paul Thomas Anderson
Titre original :
One Battle After Another
Casting
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10 réflexions sur “Une bataille après l’autre”
Les commentaires sont fermés.
Waouh, quelle aventure ! On est constamment sur le qui-vive. Si vous cherchez une soirée cinéma tranquille et relaxante, oubliez ça… votre siège va vous arracher sous les pieds.
Ici, pas de place pour le confort ni le repos.
C’est magistral.
Critique complète sans spoilers : https://movieswetextedabout.com/one-battle-after-another-movie-review-a-star-is-born-in-one-of-the-years-best-and-most-important-films/
« One Battle After Another est une prouesse technique, un film aux interprétations brillantes et à la densité thématique telle qu’elle ne se révèle pleinement qu’après plusieurs visionnages.
C’est une exploration chaotique, intense et étonnamment hilarante de l’état de l’Amérique, du poids de l’histoire et de la transmission de la lutte pour un avenir meilleur d’une génération à l’autre. L’ensemble du casting est phénoménal, mais le jeune Chase Infiniti est une véritable révélation, offrant une performance captivante et d’une grande puissance émotionnelle qui incarne à la perfection le thème de l’espoir intergénérationnel.
Bien que je ne partage pas l’enthousiasme des premières réactions, il s’agit sans conteste de l’un des films les plus importants et les mieux réalisés de l’année. Porté par une musique magistrale et un scénario incisif de Paul Thomas. » Anderson, où chaque détail compte, est un récit dense sur les combats inévitables et la famille pour laquelle on se bat.
Note : A-
Le film incontestablement le meilleur de l’année n’est à l’affiche que depuis quatre jours, et pourtant, il a déjà conquis le public et la critique, et ce n’est pas sans raison. Parmi les centaines de films médiocres qui sortent chaque année, un film se distingue enfin par son message fort. Et ce, au moment social et historique le plus opportun.
Le film raconte l’histoire de personnes qui ont choisi de lutter contre le système capitaliste sanguinaire du XXIe siècle, qui dégénère inévitablement en régime fasciste lorsque la contestation s’intensifie. Il s’intéresse surtout aux conséquences que subissent ces individus de la part d’un appareil d’État vengeur, qui élimine toute opposition.
Le film est sorti en salles le 26 septembre 2025, avant même la fin de la première année du second mandat de Donald Trump, et plus de trois ans avant les prochaines élections présidentielles. Paul Thomas Anderson (PTA), scénariste et réalisateur de « One Battle After Another », prend clairement position sur la situation aux États-Unis et dans le monde. Bien que le film se déroule aux États-Unis, il ne se concentre ni sur des individus précis, ni même sur des institutions, et pourrait donc s’appliquer à n’importe quel pays où la démocratie est en crise.
La maîtrise de la mise en scène et de la musique est telle que le temps s’écoule à une vitesse déconcertante pour le spectateur, faisant disparaître les presque trois heures de film avant même qu’on ne réalise qu’on est entré dans la salle. Du point de vue de la réalisation, de nouvelles pages de l’histoire du cinéma ont été écrites, culminant avec la course-poursuite en voiture sur la route vallonnée de Borrego Springs, au Texas. Les performances de l’exceptionnel casting sont toutes très bonnes, sans qu’aucune ne se démarque particulièrement comme digne d’un Oscar. Sean Penn démontre une fois de plus son talent dans le rôle du méchant, possédant le don unique de rendre ce genre de rôle véritablement antipathique au spectateur (voir Carlito’s Way, etc.).
Cependant, l’essence et la force du film résident indéniablement dans son message politique. À travers la fiction, Paul Thomas Anderson livre son manifeste politique, qui ne laisse place à aucune interprétation erronée. Du titre du film au plan de DiCaprio regardant « La Bataille d’Alger » de Gillo Pontecorvo, le message est clair : lorsque la démocratie et les libertés individuelles sont menacées, les citoyens doivent agir. Contrairement à « La Bataille d’Alger », où l’on observe, entre autres, des événements historiques de la lutte de libération algérienne contre l’impérialisme français, le film d’Anderson nous fait assister à des événements qui ne se sont pas encore produits, du moins pas aux États-Unis. Certes, des manifestations, et même des manifestations massives, ont eu lieu et se multiplient ces derniers temps. Mais le film « One Battle After Another » ne propose pas les sit-in et les pancartes comme solution. Au contraire, il sert avant tout de guide pratique. Le « quand » reste encore incertain. Une chose est sûre : la société américaine est en ébullition. Et certains s’y préparent. Des deux côtés.
Aux États-Unis, un groupe de révolutionnaires en herbe prend d’assaut un centre d’immigration. S’ils parviennent à libérer de nombreux détenus, leur chef, Perfidia (Teyana Taylor), marque les esprits de son commandant, Lockjaw (Sean Penn). Malheureusement pour elle, sa liberté est de courte durée. Entre-temps, elle et son compagnon rebelle, Bob (Leonardo DiCaprio), ont un enfant. Devenue adolescente, elle vit paisiblement avec son père, ignorant tout de ses origines dangereuses. Lockjaw, furieux, n’oubliera pas l’affront subi et, lorsqu’il découvre leur cachette, il envoie ses hommes de main. Perfidia est arrêtée, Bob s’échappe, et la suite du film relate ses aventures alors qu’il tente de mobiliser ses anciens amis et de sauver sa fille, Willa (Chase Infiniti). Visuellement, c’est excellent : le rythme est effréné, les dialogues fusent et sont souvent percutants, tandis que s’enchaînent des situations qui m’ont rappelé « L’Agence tous risques ». DiCaprio et Penn semblent s’amuser comme des fous, mais leurs personnages et l’intrigue conspirationniste sous-jacente sont malheureusement peu développés, à mesure que l’aventure s’intensifie jusqu’à son dénouement explosif. Est-ce vraiment nécessaire que ce soit aussi long ? J’en doute. Le film donne parfois une impression de décousu, comme une succession d’épisodes, mais il est aussi politiquement très pertinent (selon le point de vue) car il aborde des sujets d’actualité brûlants comme l’immigration, la mainmise des entreprises et la militarisation. Je n’ai pas adoré et je pense qu’il a été surestimé, mais ça reste un film divertissant.
Un film vraiment excellent. On a l’impression qu’il se déroule dans un futur proche américain, et d’une certaine manière, il rappelle l’univers de Civil War. Mais cela ne veut pas dire qu’il lui ressemble.
L’action et l’énergie frénétique de ce film m’ont captivé dès le début. Et en plus, il m’a mis dans l’ambiance des fêtes grâce au club des Aventuriers de Noël ! Vive la révolution !
Même si l’on aime à croire que les grandes préoccupations de la vie influencent le plus nos actions, il est néanmoins curieux de constater que les problèmes qui nous touchent le plus personnellement – ces considérations apparemment « mineures » – ont finalement le plus d’influence sur notre comportement. C’est ce que révèle le dernier film du scénariste et réalisateur Paul Thomas Anderson, adapté du roman Vineland de Thomas Pynchon, paru en 1990. Dans une Amérique quasi dystopique, une lutte pour le contrôle de l’orientation culturelle et sociopolitique du pays oppose des justiciers d’extrême gauche, connus sous le nom des 75 Français, à des figures autoritaires conservatrices soutenues par l’armée et discrètement financées par une classe aisée de suprémacistes blancs d’extrême droite, les Aventuriers de Noël. Mais, malgré l’ampleur accordée à ce conflit, ce sont finalement les événements de la vie personnelle des membres des deux camps qui déterminent leurs actions. Se déroulant sur près de vingt ans, l’histoire suit la relation interraciale de Perfidia Beverly Hills (Tayana Taylor) et Pat « Rocketman » Calhoun (Leonardo DiCaprio), membres du groupe French 75, alors qu’ils mènent diverses missions rappelant les mouvements radicaux des années 1960. Le duo est amoureux (en quelque sorte), mais, suite à un raid sur un centre de détention pour migrants, Perfidia rencontre son adversaire, le colonel Steven Lockjaw (Sean Penn), et se prend d’affection pour lui. Cette rencontre débouche sur une liaison et une grossesse imprévue, à l’insu de Rocketman. Peu après la naissance de sa fille, Perfidia quitte son partenaire pour poursuivre sa propre cause, laissant à Rocketman la charge d’une enfant qu’il croit être la sienne. Mais, arrêtée par les autorités, Perfidia dénonce ses collègues (dont Rocketman) en échange d’une place dans un programme de protection des témoins, forçant son ancien partenaire et sa fille à se cacher. Seize ans plus tard, Lockjaw a l’opportunité de gravir les échelons de l’organisation des Aventuriers de Noël, à condition de satisfaire aux critères de pureté caucasienne, une perspective délicate étant donné qu’il est potentiellement le père d’un enfant métis. Pour dissimuler ce possible « fardeau », il doit retrouver l’enfant disparue, désormais adolescente (Chase Infiniti), qui a passé les années suivantes avec son père présumé. Tous deux ont adopté de fausses identités pour se cacher. Lorsque la vérité leur parvient, ils sont contraints de fuir pour éviter d’être capturés (ou pire). Mais c’est plus facile à dire qu’à faire, car Rocketman a développé des problèmes de toxicomanie qui l’ont ravagé. Heureusement, il est aidé par un maître sensei (Benicio Del Toro), un homme calme, posé et débrouillard, qui gère avec assurance les affaires des résidents immigrés d’une ville sanctuaire, ayant appris à aider les autres à échapper aux autorités. Ainsi, malgré le conflit plus large qui les entoure, leurs priorités sont presque exclusivement personnelles, chacun cherchant à servir ses propres intérêts. Mais y parviendront-ils ? Commence alors une aventure palpitante où tous les protagonistes tentent de se protéger à tout prix. L’histoire est riche en scènes d’action spectaculaires, en poursuites haletantes et en rebondissements captivants, le tout agrémenté d’une bonne dose d’humour pour maintenir l’intérêt. Certes, il arrive (surtout au début du film) que les liens entre les différentes intrigues ne soient pas aussi bien tissés ou explicités qu’ils auraient pu l’être, et le personnage de Del Toro ainsi que l’histoire semblent quelque peu inachevés. Mais ces défauts sont largement compensés par les autres atouts du film, ainsi que par la performance remarquable de Penn dans un rôle à contre-emploi. Le film, dont l’atmosphère rappelle quelque peu l’excellent thriller contemporain « Eddington », sorti plus tôt cette année, possède également un rythme étonnamment soutenu pour un film d’une durée de 2 h 41 min, une performance remarquable, assurément. À l’instar d’« Eddington », ce film a suscité des réactions mitigées chez les spectateurs et les critiques, probablement pour des raisons culturelles et sociopolitiques similaires à celles qui avaient affecté le précédent opus. Cependant, « One Battle After Another » mérite amplement d’être vu ; c’est une nouvelle œuvre remarquable d’un cinéaste de grand talent.
Critique de film : One Battle After Another
One Battle After Another est une comédie dramatique noire magistrale qui mêle avec brio humour et réalisme troublant. Les interprétations sont captivantes et la photographie restitue avec justesse l’intimité et la tension de chaque scène. Derrière ses moments d’humour se cache un récit poignant sur l’amour, la résilience et le coût humain des conflits politiques. Le film, à la fois divertissant et dérangeant, offre une expérience stimulante et profonde, dont l’impact se fait sentir longtemps après le générique.
Note : 8/10
Je l’ai regardé sans grandes attentes. Le marketing était tellement omniprésent que je m’attendais à être déçu.
Il a dépassé mes attentes et m’a offert une expérience palpitante.
C’est un film qu’on voit une fois et qu’on oublie, mais il vaut le détour.
« One Battle After Another », adaptation du roman de Thomas Pynchon de Paul Thomas Anderson, porte indéniablement la marque de son travail, tout en s’en distinguant profondément et en la démarquant de tout ce qu’il a réalisé auparavant. Anderson évolue ici, explorant des territoires qu’il n’avait fait qu’effleurer.
Pour la première fois, PTA se révèle ouvertement politique et d’une actualité brûlante. Il aborde l’immigration et le racisme de front, traitant de problèmes qui déchirent actuellement les États-Unis. Le « Christmas Adventurers Club », société secrète suprémaciste blanche, est présenté comme une satire assumée, frôlant l’humour. C’est une rupture radicale avec le traitement subtil et progressif de la corruption américaine dans « There Will Be Blood » ou « The Master ». Ici, Anderson ne tourne pas autour du pot ; il nomme le problème, le tourne en ridicule, le déconstruit.
Cette satire n’est pas un simple artifice thématique ; elle est le moteur de toute l’intrigue. Les enjeux moraux sont bien plus marqués que dans l’œuvre habituelle d’Anderson, où règne l’ambiguïté et où les personnages évoluent dans des zones grises sur le plan éthique. Dans « One Battle After Another », nous connaissons l’identité des méchants, et Anderson tient à ce que nous le sachions.
La seconde rupture notable réside dans la fin, à la fois simple, optimiste et presque conventionnelle. Si PTA est connu pour ses scénarios centrés sur les personnages, souvent sans résolution ou avec une résolution superficielle, ce film offre une véritable conclusion. Deux méchants meurent, dont l’un des mains de Willa (Chase Infiniti), symbolisant ainsi la poursuite de la révolution initiée par sa mère. C’est porteur d’espoir. C’est clair. C’est résolument différent du PTA que nous connaissions.
Malgré toutes ces différences, le film doit sa réussite à l’interprétation de ses acteurs. Sean Penn et Leonardo DiCaprio livrent une performance brillante, incarnant à la perfection les personnages blessés, brisés et ambigus typiques de PTA, au sein de rôles par ailleurs bien définis. DiCaprio, en particulier, révèle la satire et l’humour du film sans jamais sortir de son personnage, trouvant un équilibre subtil entre comédie et tragédie que peu d’acteurs pourraient atteindre.
« One Battle After Another » est l’œuvre de Paul Thomas Anderson qui prend position, s’exprime et prouve que l’évolution n’est pas synonyme de compromis.
Je n’ai pas l’habitude d’écrire des critiques, mais je dois dire que j’ai adoré ce film. L’écriture était originale, le jeu des acteurs superbe et les rebondissements incessants. On se croirait presque dans un film de Sergio Leone, tant le rythme est soutenu. Si Leonardo DiCaprio était, comme toujours, exceptionnel (tout en se transformant peu à peu en Jack Nicholson), et si le jeune Chase Infinity a livré une prestation solide, c’est Sean Penn qui a volé la vedette. Son interprétation magistrale d’un militant dévoué à sa cause et véritable force de la nature était exemplaire. Bref, un excellent film, à voir absolument.
Alors que les Oscars n’ont pas encore eu lieu, j’ai été surpris de découvrir les lauréats des Golden Globes 2026. Teyana Taylor était très bonne, même si son rôle était un peu superficiel. Elle a su tirer le meilleur parti de ce qu’on lui avait donné, même si je me demandais si elle allait faire le retour attendu plus tard dans le film. Je pense que Sean Penn s’est fortement inspiré de Dustin Hoffman pour son interprétation du colonel Lockjaw. Son personnage, étonnamment, était plus complexe que tous les autres. Je me demande si Paul Thomas Anderson avait l’intention d’en faire un anti-héros. Avec ce film, PTA s’est surpassé : sa réalisation et son scénario étaient en parfaite harmonie pour transmettre un message poignant sur le militarisme d’extrême droite et le racisme contemporain à travers un récit captivant. Ses récompenses étaient amplement méritées.