Emilia Pérez - Affiche

Emilia Pérez

6.5
2024 2h 12min Film
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Synopsis

Rita, une avocate sous-estimée travaillant pour un grand cabinet d'avocats plus intéressé à faire sortir les criminels de prison qu'à les traduire en justice, est engagée par le chef d'une organisation criminelle.

Notre avis

Emilia Pérez : Le Phénomène Cinématographique de Jacques Audiard

Synopsis : Quand le Crime Rencontre la Rédemption en Musique

Préparez-vous à une expérience cinématographique hors du commun avec Emilia Pérez, le dernier opus audacieux de Jacques Audiard, sorti en 2024. Le film nous plonge dans l'univers de Rita (Zoe Saldaña), une avocate brillante mais sous-estimée, confinée à un rôle ingrat dans un cabinet dont l'éthique est discutable. Son quotidien bascule lorsqu'elle est contactée par un client des plus inattendus : Manitas, le chef charismatique et impitoyable d'un puissant cartel mexicain.

Mais Manitas n'a pas besoin de Rita pour échapper à la justice. Son désir est bien plus profond, plus intime : il veut disparaître pour mieux renaître. Il aspire à devenir la femme qu'il a toujours su être, Emilia Pérez. Rita se retrouve alors au cœur d'un projet de transformation radicale, une quête d'identité et de rédemption qui va la mener bien au-delà de ses propres limites morales et professionnelles. Entre drame poignant, thriller haletant et comédie musicale inattendue, Emilia Pérez est une œuvre qui défie les classifications et promet de marquer les esprits.

Un Casting Étoilé pour une Œuvre Audacieuse

Jacques Audiard a réuni un casting international de premier plan pour donner vie à cette histoire singulière :

  • Zoe Saldaña dans le rôle de Rita, l'avocate tourmentée.
  • Karla Sofía Gascón, une révélation éblouissante, qui incarne Emilia Pérez avec une puissance et une authenticité rares.
  • Selena Gómez, surprenante et convaincante dans un rôle à contre-emploi.
  • Adriana Paz, dont la performance a également été saluée.
  • Edgar Ramírez, apportant sa présence charismatique.
  • Ainsi que Mark Ivanir, Eduardo Aladro, Emiliano Hasan, Gaël Murguia-Fur et Tirso Pietriga.
L'ensemble de ces actrices a d'ailleurs été récompensé par le Prix d'interprétation féminine collective au Festival de Cannes 2024, soulignant la force et la cohésion de leurs performances.

Fiche Technique Détaillée

Catégorie Information
Année de sortie 2024
Genres Drame, Thriller, Comédie Musicale
Réalisateur Jacques Audiard
Acteurs principaux Zoe Saldaña, Karla Sofía Gascón, Selena Gómez, Adriana Paz, Edgar Ramírez
Durée 132 minutes

L'Avis de la Rédaction : Pourquoi Emilia Pérez Est un Film Incontournable

Jacques Audiard nous livre avec Emilia Pérez une œuvre qui défie les classifications et bouscule les attentes. C'est un pari audacieux, une fusion improbable de genres – thriller de cartel, drame intime sur la transidentité et comédie musicale – qui aurait pu s'avérer chaotique, mais qui, entre les mains expertes d'Audiard, se transforme en un chef-d'œuvre étonnant et profondément émouvant.

L'audace de la mise en scène est palpable, transformant un récit potentiellement sombre en une célébration de l'identité et de la réinvention. Les performances sont tout simplement exceptionnelles. Karla Sofía Gascón, en particulier, incarne Emilia avec une force, une vulnérabilité et une justesse qui captivent. Sa métamorphose est crédible et poignante, faisant d'elle une révélation incontestable. Zoe Saldaña ancre le film avec une prestation subtile et poignante, tandis que Selena Gómez surprend agréablement par sa capacité à naviguer entre l'humour et l'émotion.

Les numéros musicaux, loin d'être anecdotiques, sont parfaitement intégrés au récit, servant à exprimer les émotions profondes des personnages et à faire avancer l'intrigue avec une fluidité inattendue. Audiard explore des thèmes profonds : la transidentité, la maternité, la rédemption et la violence des cartels, le tout avec une légèreté et une gravité équilibrées.

Certes, le mélange des genres pourra dérouter certains spectateurs habitués à des cadres plus définis, et le rythme, parfois décousu, demande une certaine ouverture d'esprit. Mais ces légers bémols sont vite balayés par l'énergie contagieuse et l'originalité folle du film. Emilia Pérez est un véritable coup de cœur pour la rédaction, un film qui marque les esprits et ne laisse personne indifférent. C'est une œuvre audacieuse, intelligente et profondément humaine, qui prouve une fois de plus la capacité de Jacques Audiard à se réinventer. À voir absolument.

Mots-Clés Secondaires pour Approfondir

  • Cinéma français 2024
  • Film musical
  • Thriller mexicain
  • Film transidentité
  • Critique Emilia Pérez
  • Audiard film
  • Karla Sofía Gascón performance
  • Cannes 2024
  • Drame identitaire
Réalisé par : Jacques Audiard
Disponible sur :

5 réflexions sur “Emilia Pérez”

  1. 3.5/5via TMDb

    Rita (Zoe Saldana), avocate mexicaine, voit son professionnalisme attirer l’attention du puissant baron de la drogue Manitas. Ce dernier, constamment sous haute protection et en déplacement permanent, contrôle la quasi-totalité du trafic de drogues de synthèse à l’intérieur et à l’extérieur de son pays. Que veut-il donc de Rita ? Tentée par une somme d’argent considérable, elle entreprend un dangereux voyage pour le rencontrer et le découvrir. Elle est sous le choc lorsqu’elle apprend qu’il est déterminé à devenir une femme. Rita se voit alors confier la mission ultra-discrète de trouver un chirurgien capable de transformer Manitas en Emilia. Cette tâche est non seulement extrêmement périlleuse pour l’avocate, mais elle s’annonce également très difficile pour le gangster et sa famille, qu’il faudra reloger et convaincre que leur père est mort. Ce qui suit met à rude épreuve le courage des deux personnages, d’autant plus que l’ancien père peine bien plus qu’il ne l’avait imaginé à faire face à la perte de sa femme « Jessi » (Selena Gomez) et de ses deux jeunes enfants. Parviendra-t-il à rester à l’écart de leur vie pour toujours ou succombera-t-il à la tentation, semant la zizanie au sein de la famille ? L’histoire est un peu trop épisodique et les personnages parfois superficiels, ce qui est regrettable. Cela dit, Karla Sofía Gascón livre une performance intense et poignante dans le rôle de la tueuse impitoyable et violente qui subit une transformation profonde au cours des quatre ou cinq années que couvre ce drame. Saldana, quant à lui, porte l’ensemble avec brio, offrant une prestation captivante dans le rôle d’un personnage qui a peut-être perdu foi en la capacité du système à améliorer le sort des gens ordinaires et qui adopte donc une approche plus infiltrée au sein même du système. Le film est ponctué de numéros musicaux. Certains passages parviennent mieux que d’autres à insuffler délicatesse, amour, désir et colère à l’intrigue, mais ne nous faisons pas d’illusions : il n’y a pas de grands chanteurs ici. J’ai trouvé le dénouement un peu précipité et, franchement, assez faible, mais le film dans son ensemble jette une lumière plutôt provocatrice sur les attitudes face à l’identité de genre et, tout aussi important, sur la corruption et la valeur relativement faible accordée à la vie humaine dans un pays où l’on travaille presque toujours pour autrui. Il dure un peu plus de deux heures, mais une fois lancé, il ne s’éternise pas, offrant un visionnage correct qui aborde des sujets importants et mérite d’être vu.

  2. 1.5/5via TMDb

    Il faut généralement un courage immense pour oser clamer haut et fort que l’empereur est nu, surtout face à une foule de spectateurs volontairement aveugles qui prétendent le contraire. Pourtant, il arrive que cela se justifie face à une opinion contraire inexplicablement erronée. C’est assurément le cas du dernier film du réalisateur-scénariste souvent surestimé Jacques Audiard. Ce film décousu semble incapable de choisir entre la comédie musicale décalée (avec ses chansons oubliables et sa musique originale), la comédie pseudo-kitsch (malgré son manque flagrant d’humour véritable et une intrigue souvent risible), le thriller (qui devient maladroitement de plus en plus prétentieux, décousu, invraisemblable et inintéressant à chaque image) et le traité sur le pardon et la rédemption, imprégné sans complexe d’un politiquement correct excessif. En substance, ce film relate les aventures de Manitas (Karla Sofía Gascón), un baron de la drogue mexicain qui souhaite entamer une transition de genre pour libérer la femme qui sommeille en lui depuis sa naissance. Il est aidé par une avocate (Zoe Saldaña), prétendument éloquente et imbu de sa personne, qui, hâtivement et apparemment sans réfléchir, se laisse corrompre par la promesse d’une importante somme d’argent en échange de son aide. Après sa transition, Emilia Pérez, nouvellement révélée, regrette son passé, tant son comportement brutal au sein d’un cartel qu’avoir abandonné ses enfants et sa femme acariâtre et égocentrique (une performance remarquable de Selena Gomez, l’un des rares points positifs du film). Cependant, ce revirement, bien que partiellement compréhensible, manque globalement de crédibilité. Compte tenu du caractère absolument répréhensible et des choix déconcertants et contradictoires de tous les personnages principaux, il est difficile de comprendre comment quiconque pourrait s’intéresser à eux. C’est particulièrement vrai pour le personnage principal, dont les actions ne suscitent aucune empathie significative envers les personnes et les causes transgenres. De plus, l’histoire est inexplicablement amplifiée par une série de numéros musicaux incohérents et sans intérêt, qui n’apportent quasiment rien à l’intrigue (on aurait pu les supprimer sans doute, ce qui aurait rendu le film bien plus captivant). En résumé, le résultat final ressemble à un livret d’opéra italien grotesque et mélodramatique, mêlé à des éléments de films comme « Sicario » (2015) et à des séries télévisées mexicaines de série B. Je suis vraiment perplexe quant à l’ampleur du succès de ce navet cinématographique. C’est d’autant plus vrai qu’il a reçu de nombreuses récompenses imméritées, dont dix nominations aux Golden Globes (un nombre quasiment inédit pour un film de cette compétition), ainsi que des prix des Critics Choice Awards, de l’American Film Institute et de nombreux festivals, parmi lesquels les prestigieux de Cannes et de Toronto. Ne vous laissez pas berner par ce mélange d’éléments disparates : il ne s’agit en aucun cas d’une œuvre originale et inspirée. Mais surtout, ne perdez pas votre temps avec ce nanar, malgré l’élégance supposée des costumes de l’Empereur.

  3. _Emilia Pérez_ est-il le film le plus risqué de ces dernières années ?

    Une comédie musicale en espagnol, réalisée par un cinéaste français, qui aborde les thèmes de la violence et de la corruption liées au genre, avec une actrice transgenre dans le rôle d’une chef de cartel mexicaine qui abandonne sa famille, disparaît et entame sa transition pour devenir une femme.

    C’est un film intense. Et oui, il a suscité des critiques. Mais il est évident que _Emilia Pérez_ vibre au rythme de l’audace d’un artiste curieux qui place l’authenticité émotionnelle au-dessus de tout.

    Seriez-vous capable de renoncer à votre propre famille pour vivre en accord avec vous-même ? Jusqu’où une personne peut-elle changer au plus profond d’elle-même ? Le « loup » reste-t-il un loup ? Si le réalisateur Jacques Audiard ne prétend pas avoir les réponses, une chose est sûre : la passion qui anime le film est indéniable. _Emilia Pérez_ est une œuvre d’une force brute, conçue pour nous saisir au plus profond de nous-mêmes et nous émerveiller.

    Découvrez notre analyse complète d’_Emilia Pérez_ sur good.film : https://good.film/guide/why-emilia-perez-is-the-riskiest-movie-youve-seen-in-years

  4. GenerationofSwine
    0.5/5via TMDb

    Comment un Américain d’origine irlandaise blanc peut-il parler mieux espagnol que les hispanophones dans ce désastre ?

    Et… une comédie musicale avec des paroles qui utilisent les mots « pénis » et « vagin » tout en faisant la promotion des transitions de genre ?

    On a affaire à une insulte aux hispanophones, une insulte qui promeut le concept de « Latinx » que la plupart des Latinos rejettent, et qui renforce le pronom « iel/elleux » qui a fait perdre l’élection à Kamala Harris… alors forcément, le film a reçu 13 nominations aux Oscars.

    Mais les nominations ne garantissent en rien sa qualité. C’est une daube, un très mauvais film, et je plains sincèrement les hispanophones natifs que ce film ridiculise et rabaisse.

    Mais bien sûr, il va rafler une tonne de nominations, il est ultra-progressiste. Tellement progressiste que c’est un flop de plus au box-office.

  5. 4.0/5via TMDb

    « Emilia Pérez » est un film qui, à mon avis, ne devrait pas fonctionner, et pourtant, j’ai passé un agréable moment devant son écran. Il faut un certain temps pour s’habituer aux morceaux musicaux, et je ne suis pas entièrement convaincu par la plupart d’entre eux, mais, bizarrement, cela ne m’a pas trop dérangé pendant le visionnage.

    Pour moi, le point fort du film est sans conteste Zoe Saldaña. Je l’ai vue dans de nombreux rôles et je l’adore, notamment dans « Avatar » et même dans un petit rôle dans « Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl », mais je dirais que c’est sa meilleure performance parmi les onze films que j’ai vus d’elle. Remarquable !

    J’ai également beaucoup apprécié les actrices qui l’accompagnent, à savoir Karla Sofía Gascón et Selena Gomez. J’ai revu « Spring Breakers » (2012) il y a quelques semaines, et son jeu d’actrice s’est nettement amélioré. Je pense que si le casting n’avait pas été aussi bon, j’aurais sans doute beaucoup moins apprécié le film.

    Je découvre seulement maintenant toute cette polémique autour de ce film ; l’article Wikipédia est vraiment impressionnant ! C’est pour ça que j’aime bien me déconnecter du bruit ambiant, même si ça me donne parfois l’impression d’être ce type dans ce mème où il mange tranquillement pendant qu’une bagarre éclate autour de lui.

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