Hamnet streaming

Hamnet

7.5
2025 2h 5min Film

Synopsis

Angleterre, 1580. Un professeur de latin fauché, fait la connaissance d’Agnes, jeune femme à l’esprit libre. Fascinés l’un par l’autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d’avoir trois enfants. Tandis que Will tente sa chance comme dramaturge à Londres, Agnes assume seule les tâches domestiques. Lorsqu’un drame se produit, le couple, autrefois profondément uni, vacille. Mais c’est de leur épreuve commune que naîtra l’inspiration d’un chef d’œuvre universel.

Notre avis

<h1>Hamnet : Quand la Tragédie Familiale Inspire un Chef-d'Œuvre Universel</h1>

<p>Oubliez un instant le barde immortel, le génie intemporel des mots. Avec <b>Hamnet</b>, Chloé Zhao nous invite à plonger dans l'intimité d'une vie qui, si elle n'a pas été écrite par Shakespeare, a sans doute forgé son âme et son œuvre. Adapté du roman éponyme de Maggie O'Farrell, ce drame romantique promet une exploration poignante des racines de l'inspiration, bien au-delà des projecteurs londoniens.</p>

<h2>L'Amour, la Perte et la Naissance d'une Légende</h2>

<p>L'histoire nous transporte dans l'Angleterre rurale de <b>1580</b>. C'est là que William Shakespeare (incarné par Paul Mescal), alors un simple professeur de latin fauché, croise le chemin d'Agnes Hathaway (Jessie Buckley), une femme énigmatique et fascinante, profondément connectée à la nature et dotée d'un esprit d'une liberté rare. Leur rencontre est une étincelle, donnant naissance à une <b>liaison passionnée</b> qui les mène rapidement au mariage et à la joie d'avoir trois enfants.</p>

<p>Mais tandis que Will s'éloigne pour chercher la fortune à Londres, bâtissant la carrière de dramaturge que nous connaissons, Agnes reste en charge du foyer, portant seule le poids de la vie quotidienne. Le destin frappe alors d'un coup terrible : la <b>perte d'un enfant</b> vient déchirer le couple, mettant à l'épreuve leur amour autrefois inébranlable. Ce drame indicible, cette douleur partagée, va pourtant devenir le terreau fertile d'une œuvre immortelle, changeant à jamais la perception de la <b>tragédie shakespearienne</b> la plus célèbre.</p>

<h2>Fiche Technique et Distribution</h2>

<table> <tr> <td><b>Année de sortie</b></td> <td>2025</td> </tr> <tr> <td><b>Genres</b></td> <td>Drame, Romance</td> </tr> <tr> <td><b>Réalisateur</b></td> <td>Chloé Zhao</td> </tr> <tr> <td><b>Durée</b></td> <td>125 minutes</td

En revisitant l'homme derrière le mythe, Hamnet s'

Réalisé par : Chloé Zhao
Produit par : Pippa Harris, Liza Marshall, Sam Mendes

Autres films avec Bodhi Rae Breathnach

3 réflexions sur “Hamnet”

  1. Manuel São Bento
    4.0/5via TMDb

    Critique complète sans spoilers : https://fandomwire.com/hamnet-review/

    « Hamnet est une véritable œuvre d’art qui, malgré son rythme lent et quelques passages plus difficiles pour les néophytes, récompense la persévérance.

    C’est un film sur le pouvoir destructeur de la douleur, mais aussi sur le miracle de l’art, capable d’être un vecteur de rédemption, ou du moins de compréhension. Chloé Zhao a comblé un vide historique – la vie d’une femme oubliée et le silence d’un fils perdu – d’une émotion qui témoigne, en fin de compte, de la puissance de la création.

    C’est la preuve que la plus grande tragédie de la littérature est née du plus grand acte d’amour et de mémoire familiale qui soit. »

    Note : A-

  2. 2.0/5via TMDb

    William Shakespeare est largement considéré comme le plus grand écrivain de langue anglaise, bien que l’authenticité des œuvres qui lui sont attribuées fasse débat. Plus encore, certains détails de sa vie personnelle, des aspects de sa personnalité qui ont alimenté de nombreuses conjectures, notamment quant à leur influence potentielle sur son œuvre littéraire, restent flous. C’est précisément cette intersection que le dernier film de la scénariste et réalisatrice Chloé Zhao explore. Adapté du roman à succès Hamnet de Maggie O’Farrell (qui a coécrit le scénario avec Zhao), le film propose une version romancée de la genèse de l’œuvre majeure du Barde, la tragédie théâtrale par excellence qu’est Hamlet. En substance, le récit soutient que la pièce de théâtre (qui, à l’époque de Shakespeare, utilisait indifféremment les noms « Hamlet » et « Hamnet ») est née du deuil et de la volonté de surmonter la perte du jeune fils Hamnet (Jacobi Jupe), emporté par la peste (probablement la peste bubonique), par l’auteur (Paul Mescal) et son épouse, Agnes (Jessie Buckley). On suppose que le tragique mais héroïque Hamlet est un hommage fictif au fils de Shakespeare, courageux, honorable mais au destin tragique (même s’il est difficile d’imaginer le lien entre un garçon de onze ans issu de la campagne anglaise et un prince de la famille royale danoise). La mise en scène de la pièce a souvent engendré des tensions conjugales entre Will et Agnes, car il travaillait sur la production à Londres tandis qu’elle s’occupait du foyer familial à Stratford-upon-Avon. Pendant tout ce temps, le couple luttait pour surmonter son deuil, un sentiment que Shakespeare espérait apaiser à travers cette dernière œuvre. Si noble que soit cette intention (et aussi justement qu’elle soit abordée dans les quinze dernières minutes du film), la réalisation dans son ensemble laisse à désirer. À son crédit, « Hamnet » offre des interprétations superbes (notamment celles de Buckley et de Noah Jupe dans le rôle d’Hamlet, même si Mescal paraît parfois un peu cabotin), ainsi qu’une belle musique, des images époustouflantes et des décors d’époque excellents. Mais malgré tous ces atouts, cette adaptation aurait cruellement besoin d’un montage plus serré et d’un meilleur scénario, moins répétitif et moins incohérent (notamment l’intégration maladroite des dialogues shakespeariens originaux sur scène avec les échanges contemporains hors scène). Ces défauts, malheureusement, rendent le récit souvent ennuyeux, au point que plusieurs spectateurs de la projection à laquelle j’ai assisté ont commencé à s’assoupir – littéralement. De plus, le scénario semble présupposer une connaissance approfondie de la pièce et de la biographie de Shakespeare par la plupart des spectateurs, une supposition qui leur est imposable dès leur entrée en salle. En définitive, « Hamnet » est une véritable déception, un exemple flagrant de film à Oscars, qui se prend pour un grand amateur grâce à ses prétentions et à son sujet. Mais ce genre de prétention cinématographique assumée est devenu lassant, même si cette réalisatrice n’hésite jamais à employer cette formule dans ses productions – et ce film, malheureusement, ne fait pas exception.

  3. 3.5/5via TMDb

    Lors de cette projection, Maggie O’Farrell a déclaré que l’adaptation de son roman à l’écran était comparable au temps qui passe dans un sablier. Elle est partie d’un texte volumineux, l’a réduit à une centaine de pages, puis l’a confié à une réalisatrice (Chloé Zhao) qui l’a étoffé pour en faire un film de deux heures, quelque peu différent de l’original. Je pense que c’est la meilleure façon de décrire l’atmosphère de ce récit d’une période de la vie de Shakespeare. Enfin, j’ai vu un film de Paul Mescal qui tient ses promesses. Il est le barde avant même d’être célèbre. Il enseignait le latin à des enfants désintéressés pour rembourser les dettes de son père, et s’ennuyait ferme. Puis il rencontre Agnes (Jessie Buckley) et c’est le coup de foudre, malgré les réticences de sa famille. Après la naissance de leur premier enfant, il est convaincu de pouvoir gagner sa vie à Londres et part donc, à la manière de Dick Whittington, en quête de fortune. Il trouve du travail d’écriture auprès de comédiens et partage désormais son temps entre sa femme dans le Warwickshire et sa carrière de plus en plus prometteuse. Puis viennent les jumeaux, « Judith » et « Hamnet ». Les deux parents comprennent la nécessité de son absence, mais leurs enfants, qu’ils adorent, souffrent de l’absence de leur père. Lorsque la peste frappe leur ville, une tragédie survient. Dévastés, le couple doit affronter cette épreuve chacun à sa manière, et c’est le postulat du roman que c’est ce chagrin qui a inspiré Shakespeare pour écrire « Hamlet ». On sent que ce projet a fait l’objet d’un travail de recherche considérable, et de la direction artistique jusqu’aux vingt dernières minutes où cette pièce si célèbre est présentée de façon abrégée, le film est captivant, divertissant et offre un portrait poignant de la vie anglaise du XVIe siècle. L’interprétation de Mescal commence par une étincelle dans le regard, mais à mesure que l’intrigue se complexifie, son personnage révèle une profondeur mêlant joie, frustration et remords, dans ce qui est, à mon avis, sa meilleure performance à ce jour. D’un autre côté, on retrouve une Buckley qui a parcouru un long chemin depuis que je l’ai découverte dans « Wild Rose » (2018). Son jeu est ici d’une intensité viscérale, notamment dans les scènes de maternité et d’éducation des enfants. Joe Alwyn et Emily Watson apportent une profondeur indéniable à leurs rôles respectifs de frère et de mère, et, une fois de plus, Jacobi et Noah Jupe se distinguent, ce dernier livrant une performance à couper le souffle. Un récit spéculatif ? Certes, mais il n’en reste pas moins poignant et ne laisse que peu de place au sentimentalisme, à une époque où la mortalité était omniprésente pour tous, riches comme pauvres. Une histoire d’amour, une histoire de deuil, et, chose particulièrement touchante, une fin sans optimisme béat. Nul besoin d’être un amateur de drames historiques ou de prose ampoulée pour apprécier ce film. Ce sont des personnes au sommet de leur art qui livrent de manière très convaincante une histoire qui reste tout aussi pertinente aujourd’hui.

Les commentaires sont fermés.

Retour en haut